Archives mensuelles : septembre 2013

Eléonore, 17 mois…

Mots: papa, maman, tétée, « patata » (patatras), panda, « potam » (hippopotame), dodo, « pom » (pomme), pain et bain (qui se ressemblent à s’y méprendre, heureusement le baby sign est là!), « papin » (lapin), « yaaaaa » (fromage), « yaya » (souricette, chaussette, et tout un tas d’autres trucs en fait!).

Signes spontanés: dodo, tétée, oui, non, encore, biscuit, gâteau, pomme, hippopotame, eau, merci, lapin, chat, chien, bain, souris, toc-toc, bravo, au revoir, brosser les dents, caca.

Signes sollicités: papa, changer la couche, c’est bon, délicieux, avocat (une de ses dernières acquisitions).

Sait reproduire le cri des animaux: le lion (depuis ses 12 mois environs), le chat, le chien, le cheval, l’âne, le canard, le cochon (à peu près…), le poisson, l’abeille, le singe.

Dents: 9 au total, 4 en bas et 5 en haut (4 incisives + 1 canine).

Aime: le fromage de chèvre et l’avocat, le chocolat, les biscuits, jouer à cache-cache.

N’aime pas (ou plus): le bon risotto maison de maman… la compote pommes-myrtilles, les autres fromages, les petits pois wasabi (oui oui elle a absolument tenu à goûter!), se faire tirer le portrait (d’où l’absence flagrante de photos dans cet article…).

Commence: à bien empiler ses duplos, à empiler ses cubes et les wagons de son train en bois, à colorier aux pastels, à lancer une balle.

A une passion: pour les livres, pour les magnets du frigo et les bouteilles en plastique vides dans le placard de la cuisine, pour les déguisements (chapeaux, bonnets et foulards sur la tête, gants, torchons de cuisine en jupe, etc…).

Sait: se laver les cheveux et le bidon toute seule, se brosser les dents (ou plus exactement manger sa brosse à dents), s’asseoir sur le petit marchepied de la salle de bain, manger toute seule à la fourchette (fromage de chèvre et avocat, sic!), manger toute seule à la cuillère quand elle est décidée, boire toute seule avec sa tasse à anse (sans bec) et parfois d’une seule main, monter les premières marches de l’escalier, faire des bisous.

Réclame systématiquement: la tétée à toute heure de la journée, de mettre une barrette dans ses cheveux le matin alors qu’elle l’enlève quasiment aussi systématiquement pour la manger.

Ne veut pas: aller sur le pot.

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Baby sign

Il y a environ un an nous nous livrions à une expérience sur notre fille. Armés d’un simple livret d’instruction et de notre bonne volonté nous étions bien décidés à apprendre à la petite Eléonore le langage des signes pour bébés, aussi appelé babysign parce qu’en anglais tout sonne mieux. L’idée n’est pas totalement sortie du néant de nos cerveaux malsains de jeunes parents scientifiques. Non, pas totalement. Le babysign est un… concept, une mouvance, une idée… (appelez-ça comme vous voulez), qui consiste a enseigner aux enfants les rudiments du langage des signes. Mais pour quoi faire, me rétorquerez-vous mi-figue mi-raisin et re mi-figue derrière ?

Il est un fait scientifiquement admis que la coordination main-yeux se développe chez les enfants bien avant l’élaboration du langage. Par conséquent ils sont capables de reproduire des signes bien avant d’être capable de reproduire des sons intelligibles. Partant de ce principe il leur devient alors possible de s’exprimer par des signes pour peu qu’on leur donne un vocabulaire. Grâce à ce langage l’enfant peut exprimer ses désirs, ses sensations, nommer des objets, des situations.

Voilà pour le factuel, le scientifique.

Les défenseurs du babysign ajoutent habituellement à cela tout un tas de bienfaits, comme le fait que le babysign réduirait la frustration des enfants (en leur donnant un moyen de s’exprimer et d’être compris), qu’il stimulerait aussi leur imagination, leur faculté à associer des idées et des concepts… C’est possible. En tout cas sur le papier le raisonnement se tient. Maintenant je ne suis pas dans la tête des enfants alors c’est difficile de dire si tout ça est vrai et si oui dans quelle mesure. Et puis nous on a oublié de faire un groupe témoin dans notre expérience… pas de bol on avait qu’un sujet sous la main. Alors on ne saura pas.

De l’autre côté, les détracteurs du babysign sont des gens qui mangent des chatons et torturent des orphelins avancent à peu près toujours le même argument : « l’apprentissage du langage des signes ralentit l’apprentissage du langage ORAL, le vrai langage des vrais gens en fait. ». Il existe un argument qui démontre très simplement que cette affirmation est fausse, et le voici : NON. Quoi ? Vous n’êtes pas convaincus ? Je vous avais dit qu’il était simple pourtant. OK, alors je vais étayer mon propos avec du factuel. L’apprentissage du babysign ne se fait pas n’importe comment et ce n’est pas parce qu’on signe qu’on ne doit pas parler. Le signe vient compléter l’information orale, il ne la remplace en aucun cas. L’enfant apprend à parler normalement. Eléonore en est la preuve vivante puisqu’elle prononce (à sa façon…) à peu près tous les mots qu’elle signe. J’irai même plus loin en ajoutant qu’elle prononce certains mots qu’elle ne signe pas mais dont elle reconnaît pourtant très bien le signe. « Maman » et « Papa » sont les deux exemples des mots qu’elle n’a jamais signés, qu’elle sait prononcer parfaitement et dont elle reconnaît le signe. Et enfin il y a aussi toute une tripotée de mots que nous ne signons pas et qu’elle reconnaît très bien (c’en est même un peu effrayant car on est en train de réaliser qu’elle comprend pratiquement tout ce qu’on dit).

Après le « pourquoi » passons au « comment ». Comment fait-on pour apprendre un langage à un nourrisson ? Il suffit de trois ingrédients : un lexique (quoique vous pouvez toujours inventer vos propres signes), de la patience et de la persévérance. Il n’y a pas vraiment d’âge pour commencer. Ça ne peut jamais être trop tôt et il est généralement admis « qu’après le bac » c’est un poil trop tard. En général  3 à 6 mois est une bonne base de départ car l’enfant commence à être suffisamment attentif. Il convient de commencer avec des mots simples du quotidien de l’enfant (CAC40mondialisation et prostatectomie n’en font pas partie). En général une dizaine de mots suffit: bain, dodo, papa, maman, tétée, etc…  Il faut bien sûr commencer par apprendre les signes soi-même puis tout simplement les associer à la parole lorsqu’on parle à l’enfant et essayer autant que possible de capter son regard lorsqu’on lui parle. Le temps et les incommensurables capacités cognitives de l’enfant feront le reste. Nous avons commencé avec Eléonore aux environs de ses 3 mois. Ce n’est que vers 12 mois qu’elle a commencé à essayer de les reproduire. Au départ ça ne marchait que sur commande : « Eléonore, comment on dit bain ? » et paf, elle signe bain. A ce moment là elle n’était pas encore capable de les utiliser spontanément dans son langage mais au moins cela nous a grandement encouragé en nous donnant la confirmation qu’elle comprenait et enregistrait parfaitement l’information. Il a quand même fallu attendre 9 mois pour ça. 9 mois à signer devant une paire d’yeux sans la moindre trace visible d’une quelconque connexion neuronale dans son cortex visuel. C’est pour ça qu’il ne faut pas avoir oublié d’acheter de la patience et de la persévérance avant de commencer. Après, tout s’est accéléré. Elle a très vite intégré de nouveaux signes et au début de l’été (à l’âge de 14-15 mois) elle signait ses premiers mots : encore et merci. Aujourd’hui à 18 mois elle signe spontanément une vingtaine de mots et est capable d’apprendre un nouveau signe en quelque jours à peine.

Au delà de tous les aspects techniques, philosophiques, psychologiques, de tous les débats « c’est bien / c’est pas bien », il y a une chose dont je suis sûr c’est que pour Eléonore et nous-même c’est une source quotidienne et inépuisable de complicité, de plaisir et de rigolade. Il faut imaginer le bonheur que c’est de voir sa petite trogne quand elle joint ses deux mains avec la plus grande application, qu’elle se tourne vers nous avec son regard fier et mutin et articule un magnifique « potam! ». Juste parce qu’elle a vu l’hippopotame sur le cube #7 de sa pyramide.

Pour finir je laisse la parole à la seule vraie experte en la matière pour une petite démonstration :

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Crème à la vanille

DSC01127Une nouvelle recette à destination des gastronomes en culottes courtes!

Dès 8 mois

Ingrédients

1/2L de lait, 100g de Maïzena, 50g de sucre, 1 sachet de sucre vanillé

Faire chauffer le lait dans une casserole, sans le faire bouillir. Dans un bol, mélanger la Maïzena, le sucre et le sucre vanillé. Ajouter le lait chaud et mettre la préparation sur feu doux, en remuant constamment avec un fouet. Dès que le mélange commence à épaissir, retirer du feu et continuer de fouetter jusqu’à l’obtention d’une crème. Verser alors dans des petits pots et laisser refroidir.

Commentaires du chef

Mieux qu’un sachet de sucre vanillé, fendre une gousse de vanille en deux, racler les graines avec la lame d’un couteau et ajouter dans le lait mis à tiédir.

Une fois la crème épaissie, celle-ci a tendance à prendre une consistance un peu « mastoc »… Ne pas hésiter à remettre un peu de lait froid dans la crème et à mélanger au fouet pour délayer un peu et obtenir une consistance plus fluide.

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Pain blanc à la main

DSC01155Ingrédients: 500g de farine de blé blanche T65, 280 à 300mL d’eau non chlorée, 18g de levain déshydraté (appelé aussi levain de blé fermentescible, en magasin bio) ou 8g de levure de boulanger instantanée (en supermarché), 8g de sel, 1 cuillerée à café de jus de citron

1. Mettre dans le saladier la farine, le sel, le levain et le jus de citron. Verser 280mL d’eau et, à l’aide d’un doigt, mélanger partiellement les ingrédients. Laisser reposer 10 minutes, le temps que la farine se réhydrate un peu.

2. Du bout des doigts, ramener la farine des bords vers le centre et mélanger soigneusement. Petit à petit, pétrir de plus en plus vigoureusement: avec les doigts, puis avec la paume des mains, dans un mouvement régulier. Le mélange doit devenir très collant. Si ce n’est pas le cas, ajouter un peu d’eau. Le pétrissage dure entre 15 et 25 minutes. La pâte devient de plus en plus souple et élastique et de moins en moins collante. Il est parfois nécessaire d’ajouter de l’eau, parfois un peu de farine.

3. Une fois le pâton bien formé, le laisser en boule dans le saladier, recouvert d’un torchon et d’une couverture. Il doit garder une température d’au moins 22 degrés pour lever (idéalement dans le sauna, éteint bien sûr ;-)), bien à l’abri des courants d’air et des chocs. Le laisser reposer ainsi 30 à 45 minutes (un peu plus en hiver, un peu moins en été).

4. Reprendre le pétrissage. Il s’agit juste de laisser échapper les bulles qui se sont formées dans le pâton. Quelques minutes suffisent.

5. Façonner le pain: étaler le pâton sur un plan de travail fariné en formant un rectangle. Replier la pâte en deux en la ramenant vers soi. Souder les bords. Répéter l’opération. Rouler le pâton afin qu’il prenne une belle forme cylindrique régulière. Laisser reposer avec la « soudure » sur le dessus 45 à 90 minutes (selon la température ambiante de la pièce) sous un torchon fariné et une couverture.

6. Préchauffer le four à 220 degrés pendant 10 minutes. Renverser délicatement le pâton sur la plaque de cuisson (« soudure » dessous). Inciser sur le dessus à l’aide d’un cutter dans le sens de la longueur à un angle de 30 degrés.

7. Enfourner, puis verser dans la lèchefrite un peu d’eau bouillante et refermer la porte du four afin que la buée reste à l’intérieur. Ce coup de buée est le secret d’une croûte bien dorée. Laisser cuire 40 à 50 minutes. Sortir du four et laisser refroidir sur une grille.

Trucs et astuces

Mesures: 1 cuillère à café de levure =3g ; 1 cuillerée à café de sel = 4g, 1 cuillerée à soupe de farine =10g

Savoir faire: si on utilise de l’eau du robinet non filtrée, la laisser reposer au moins 1 heure avant de s’en servir ; tous les ingrédients doivent être à la même température ; pour vérifier que le pâton est prêt à être enfourné, enfoncer un doigt dedans. Si la marque s’efface aussitôt, vous pouvez attendre un peu. Si la marque s’efface lentement, le pain est prêt à être enfourné. Si la marque ne s’efface pas, il a déjà trop levé.

Commentaires du chef

Ajouter à votre guise des graines, fruits secs, et autres ingrédients pour customiser votre pain. Ici une grosse poignée de graines de lin, à ajouter au pâton lors du second pétrissage à l’étape 4.

Si vous disposez comme moi, d’un four de taille modeste (et donc d’une plaque de taille modeste), couper la pâte en deux au moment de la façonner et de la laisser reposer sur la plan de travail fariné. Vous obtiendrez deux petits pains, dont un pourra par exemple aller au congélateur après avoir été tranché, histoire de prolonger la dégustation.

Dans un four électrique de taille moyenne et qui chauffe donc très vite, le temps de cuisson est plutôt de l’ordre de 30-35 minutes, à surveiller en fonction de la dorure de la croûte!

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Cake tigré au chocolat et aux amandes

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Première leçon de cuisine pour Eléonore avec ce gâteau à déguster au goûter 😉

 

 

Ingrédients

180g de farine, 1/2 sachet de levure chimique, 3 œufs, 170g de sucre glace, 2 c.s de lait, 150g de beurre, 2 c.s de cacao, 75g de chocolat noir râpé, 50g d’amandes effilées

Préchauffer le four à 180°C. Dans un saladier, fouetter à la main les œufs avec le sucre. Quand le mélange double de volume et devient mousseux, incorporer peu à peu la farine et le beurre fondu puis la levure. Diviser cette pâte en deux parts égales. Dans l’une, incorporer le cacao délayé dans le lait et le chocolat râpé, dans l’autre les amandes effilées. Beurrer et fariner légèrement un moule à cake. Verser les deux pâtes en alternant. Faire cuire au four 50 minutes. Surveiller la fin de la cuisson en piquant le cake avec la pointe d’un couteau: elle doit en ressortir sèche. Avant de démouler, laisser refroidir.

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