Archives mensuelles : mars 2014

Préparation au départ : acte I

J’ai toujours aimé faire des listes. Je suis incapable d’aller faire mes courses sans une liste détaillée des articles à acheter. Je fais la liste de tous les menus de la semaine à venir. Je fais des listes d’idées cadeaux (quand j’en ai!) pour les anniversaires qui arrivent sur le calendrier. Je note dans un petit carnet la liste des livres que j’aimerais acheter, ou offrir, quand je lis des critiques dans des magazines. Même à l’époque où j’exerçais mon « premier » métier (avant de me reconvertir en mère au foyer 🙂 ) j’aimais faire des « to-do-list ». Je n’ai encore jamais fait la liste des listes que j’avais faites pour être sûre de ne pas en oublier une, mais sait-on jamais? Bref, je suis une maniaque des listes et je l’assume, je fais un peu mon coming-out de la liste aujourd’hui.

Notre prochain départ pour la France où nous allons passer 4 mois ne déroge pas à la règle. J’ai une liste des choses à faire avant de partir, une liste des choses à mettre dans les valises, une liste des choses à faire dès que j’arrive en France, une liste des choses à faire en rentrant en Finlande après l’été… Il faut dire qu’avec une fin de grossesse en France, une naissance à Toulouse, un double baptême en Bretagne, un retour en Finlande avec un nourrisson de quelques semaines, on ne s’est pas vraiment facilité la tâche!

Pour être sûre de ne rien oublier, j’aime commencer mes listes bien à l’avance. Histoire de pouvoir les alimenter au fur et à mesure des jours et des choses auxquelles je pense.

Aujourd’hui ma liste de choses à faire avant de partir a bien diminué. Il ne reste plus que quelques petites choses comme planifier la redistribution de notre courrier postal quand nous serons en France, changer les pneus de la voiture (hiver -> été) ou encore faire les vitres à la maison (oui juste avant de partir, finalement c’est peut-être gâché?…).

Sur ma liste de choses à faire dès que j’arrive en France il y a : contacter la maternité de Toulouse pour organiser la fin du suivi de ma grossesse, faire une demande pour me refaire une carte d’identité à mon nom de femme mariée (on sait jamais ça peut poser problème quand on veut prendre l’avion ensuite, coucou ma soeur 🙂 ) et la liste des affaires de puériculture à charger dans la voiture quand Nicolas va descendre en avance pour nous installer à Toulouse.

Entre la liste de ce qu’il reste à organiser pour le baptême des deux enfants au début du mois d’août, la liste des pièces justificatives à fournir pour faire la demande de passeport de numérobis dès sa naissance (c’est qu’on a un avion à reprendre le 20 août nous!), et la liste des papiers et autres démarches administratives à effectuer au retour en Finlande et toujours pour numérobis (traduction de l’acte de naissance, enregistrement à la police et à la mairie, demande d’affiliation à la sécurité sociale finlandaise…) mon amour des listes n’est pas prêt de ternir!..

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Des idées de ce que j’aurais pu oublier sur mes listes?

 

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Tarte au citron meringuée

Un grand classique de mon « catalogue » et probablement le dessert préféré de mon mari 🙂

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Ingrédients

Pâte sablée: 250 g de farine, 125 g de beurre, 70 g de sucre, 2 jaunes d’œufs, 5 cl d’eau, 1 pincée de sel

Crème au citron: 4 citrons, 3 œufs, 150 g de sucre, 1 càs de Maïzena

Meringue: 2 blancs d’œufs, 100 g de sucre, 1/2 càc de levure

Préparation de la pâte

Blanchir les jaunes d’œufs et le sucre au fouet puis détendre le mélange avec un peu d’eau. Mélanger aux doigts la farine et le beurre coupé en petits morceaux pour obtenir une consistance sableuse. Verser au milieu le mélange jaune d’œuf et sucre. Former une boule, envelopper dans du film étirable et laisser reposer au moins 1 heure au frigo. Reprendre la pâte et l’étaler sur un plan de travail fariné, ou pour plus de facilité directement sur du papier sulfurisé. Foncer un moule à tarte avec la pâte, déposer un rond de papier sulfurisé dessus puis garnir de haricots secs et faire cuire à blanc pendant 20 à 25 minutes à 180°C, en surveillant que la pâte ne colore pas trop. Sortir la pâte du four et baisser le thermostat à 120°C/150°C pour la cuisson de la meringue.

Crème au citron

Laver les citrons et en zester deux. Mettre les zestes coupés finement dans une casserole. Presser les 4 citrons et ajouter le jus dans la casserole. Verser le sucre et la Maïzena. Remuer et commencer à faire chauffer à feu doux. Battre les œufs dans un saladier. Les incorporer tout en remuant au mélange sur le feu. Passer à feu fort et remuer sans arrêt au fouet jusqu’à ce que la crème épaississe. Ôter du feu et verser l’appareil sur le fond de tarte cuit.

Meringue

Monter les blancs en neige bien ferme avec une pincée de sel. Ajouter le sucre et la levure et continuer à battre. Quand la neige est bien ferme, napper la tarte avec la meringue. Cuire à four doux pendant une quinzaine de minutes jusqu’à ce que la meringue dore.

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Let’s go to Tallinn

Extrait réaliste d’une conversation typique de la vie de tous les jours chez les Baert :

Nico : «Qu’est’ ce qu’on fait ce weekend ?

Cécile : Hmmm, et si on allait à Tallinn ?

Eléonore :

Eleonore»

Alors on a pris notre sac à dos et notre voiture direction Helsinki afin de prendre un ferry « XPRS » pour faire la traversée vers la capitale estonienne.

Ce moment de la narration me semble parfaitement adéquat pour placer un petit aparté géopolitique sur Tallinn.

Histoire-géo de Tallinn (et de l’Estonie) :

On retrouve des traces écrites de l’existence de Tallinn dans des manuscrits datant du XIIème siècle. La ville abritait alors un port et était protégée par une forteresse construite sur la colline de Toompea. Au début du XIIIème siècle la ville devient danoise et prend alors le nom de Reval. Membre de la Hanse, Reval connaît une prospérité économique importante. En 1561 la ville passe sous domination suédoise puis, 150 ans plus tard, sous le joug de l’empire russe où elle devient capitale de la province d’Estland. Pour la petite anecdote sachez qu’Helsinki (Helsingfors, à l’époque) fut fondée en 1550 par Gustav Vasa -roi de Suède de son état- dans le but de concurrencer Reval. En effet un petit coup d’oeil à une mappemonde vous apprendra que les deux cités se font littéralement face de part et d’autre du golfe de Finlande. En regardant les dates je réalise que le successeur de Gustav ne devait pas être du genre patient puisque à peine 11 ans après le démarrage de la construction d’Helsingfors il annexe la cité avec laquelle il voulait rivaliser… bref.

A l’issue de la première guerre mondiale l’Empire Russe est vacillant et l’Estonie (ainsi que les deux autres états baltes) en profite pour prendre son indépendance. C’est à cette occasion que Reval prendra officiellement le nom de Tallinn. L’Estonie retournera sous le joug soviétique dès 1939 en raison d’une clause secrète du pacte germano-soviétique. En 1941, lorsque l’Allemagne attaque la Russie, l’Estonie tombe rapidement aux mains des nazis. Puisque visiblement le destin de ce pays est de changer de bord, vous ne serez pas étonné d’apprendre que l’Estonie sera re-conquise par l’armée rouge en 1944, intégrant ainsi l’URSS. Enfin ce n’est qu’en 1991 lors de l’éclatement de l’union soviétique que l’Estonie recouvrera -de façon pacifique- son indépendance. Marquant sa volonté de se rapprocher des pays nordiques l’Estonie rallie l’Union Européenne en 2004.

Maintenant que vous connaissez tout sur Tallinn il est temps de fait un point culture sur la traversée elle-même car, croyez-moi, ça vaut le détour. La croisière Helsinki-Tallinn est aussi connue sous le sobriquet de booze-cruise (en français : croisière-picole). Comme vous le savez déjà certainement, l’alcool et le tabac en Finlande sont lourdement taxés, donc chers. Très chers. Bien que cela réduise probablement une partie des problèmes de santé publique liés à la consommation excessive de ces produits, cette mesure n’arrête pas le finlandais. S’il ne peut pas acheter son pack de bière et son paquet de clopes au supermarché du coin sans vendre un rein, et bien il va aller voir ailleurs, là où c’est moins cher. Et cet endroit, c’est l’Estonie. L’Estonie cumule en fait quatre avantages qui, conjugués, font de ce pays LA destination de choix pour s’approvisionner en bibine et cigarettes.

4/ C’est un pays Européen : facile de s’y rendre (contrairement à la Russie par exemple), et pas ou peu de limite sur les quantités de marchandises transportées.

3/ L’estonien (la langue) est très proche du finnois (contrairement à… toutes les autres langues du monde par exemple) ce qui facilite les échanges verbaux avec les commerçants.

2/ Tallinn est à seulement 80 km à vol de bateau d’Helsinki. L’aller-retour peut se faire dans la journée et le ticket coûte à peine une cinquantaine d’euro.

1/ L’alcool et le tabac y sont bien moins chers qu’en Finlande (jusqu’à trois fois moins chers)

Et c’est pour ça que les ferrys Helsinki-Tallinn sont peuplés d’une foule des plus étranges. Dans la salle d’embarquement, au terminal, on peut voir des personnes de tous âges (quoique relativement peu de mineurs). Mais LE détail qui ne trompe pas c’est qu’ils sont presque tous équipés de valises ou bien de petits chariots pliables, comme des sortes de diables. Au début on pourrait croire qu’ils vont simplement passer une nuit à Tallinn et c’est pourquoi ils emmènent une petite valise avec eux. Mais la vérité, comme souvent, est bien plus terrible. A Helsinki toutes ces valises SONT VIDES ! Elles n’attendent qu’une chose c’est de fouler le sol du magasin duty-free du bateau ou celui d’un supermarché estonien pour se remplir de canettes et de bouteilles. Et effectivement, au retour, dans le terminal de Tallinn, les chariots et les valises débordent de butin. Car bien sûr pour rentabiliser le voyage il faut acheter en gros.  6 mois, 1 an, … je n’ai aucune idée de combien de temps les pirates peuvent vivre du fruit de leur pillage mais au vu des quantités transportées  j’imagine que ça doit leur permettre de tenir un bon moment.

Le plus drôle dans cette histoire c’est que la Finlande exporte une partie de l’alcool qu’elle produit et cet alcool se retrouve bien sûr dans les rayons des magasins estoniens… où il sera acheté par des finlandais qui auront ainsi évité de payer la taxe à leur gouvernement. A qui profite le système me demanderez-vous ? Aux compagnies maritimes telles que Viking Line (516 millions d’€ de chiffre d’affaire en 2012) et Silja Line (opérée par le groupe estonien Tallink : 944 millions d’€ de chiffre d’affaire en 2012)  ainsi qu’à l’économie estonienne. Il y a même des études assez amusantes qui montrent que le flux de passagers sur le trajet-Helsinki-Tallinn varie proportionnellement aux taxes en vigueur sur l’alcool en Finlande.

C’en est fini du point culture qui était un peu plus long que prévu mais je pense que ça valait la peine de s’y pencher car c’est un phénomène absolument typique et incontournable de la culture finlandaise. Quant à nous, vous vous imaginez bien qu’on n’a pas fait la booze-cruise pour aller s’acheter du Jameson et des Marlboro. Notre objectif était de découvrir Tallinn dont la vieille ville est une des mieux conservées d’Europe. Puisque je sens que votre gyrus fusiforme commence à fatiguer je vais cesser d’agiter mes doigts sur mon clavier et vous laisser avec quelques photos qui, je l’espère, vous donneront envie d’aller visiter cette jolie capitale.

Tallinn, face A:

La vieille ville est effectivement très jolie et son atmosphère médiévale témoigne de son riche passé. On pourrait cependant lui reprocher d’être une attraction touristique avant même d’être une ville. Le foisonnement de boutiques de suveniirid frôle parfois le ridicule et les vendeurs de vin chaud en accoutrement du moyen-âge renforcent vraiment cette impression d’être dans un parc d’attraction (j’exagère un peu, disons un musée). La vieille ville abrite beaucoup de bâtiments administratifs (on y trouve notamment presque toutes les ambassades) mais assez peu de tallinnois y habitent.

Enfin, si j’ai intitulé cette première série de photo « Face A » c’est qu’il y a une « Face B », moins glorieuse, que l’on trouve à un jet de pierre des remparts de la ville médiévale et qui témoigne aussi des traces d’un passé, pas si vieux.

Tallinn, face B:

J’ai tardé à sortir mon appareil photo et je ne peux hélas vous montrer qu’une infime partie des paysages désolés que nous avons croisés. Ces photos ont été prises à quelques centaines de mètres de la vieille ville. Bâtiments désaffectés, murs hérissés de barbelés, friches industrielles, routes détruites et j’en passe. En 2014, l’Estonie (comme d’autres pays d’Europe) a encore besoin de balayer les vestiges de son passé soviétique.

 

Une petite touche de légèreté pour finir :

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Smoothie agrumes

Le plein de vitamine C!

Ingrédients

3 oranges, 3 mandarines, 1/2 pamplemousse rose, 1/2 citron

Prélever les suprêmes des oranges, des mandarines et du pamplemousse rose. Presser le jus du demi citron. Mettez les fruits dans le blender, ajoutez le jus de citron et mixez à faible vitesse pendant environ 30 secondes. Servez dans des verres rafraîchis.

 

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Gnocchis aux petits pois et prosciutto

En raison d’un we passé à Tallinn (article en cours de rédaction!), la traditionnelle recette du dimanche est décalée au mardi… La voici!

Ingrédients (pour 4 personnes)

100 g de prosciutto (si vous n’en trouvez pas du bacon peut largement faire l’affaire), 2 œufs, 250 ml de crème fraîche, 35 g de parmesan râpé, 2 c.s de persil plat frais ciselé, 1 c.s de ciboulette fraîche ciselée, 250 g de petits pois frais ou surgelés, 500 g de gnocchis, sel et poivre du moulin

Coupez le prosciutto en lanières de 5 cm. Faites dorer le jambon 2 minutes dans une poêle anti-adhésive jusqu’à ce qu’il soit croustillant. Egouttez-le sur du papier absorbant. Mettez les œufs, la crème, le parmesan, le persil et la ciboulette dans un saladier et fouettez vigoureusement.

Portez à ébullition une grande casserole d’eau salée. Faites cuire les petits pois jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Laissez la casserole sur le feu. A l’aide d’une écumoire, transférez les petits pois dans l’appareil à la crème, puis versez 60 ml de l’eau de cuisson. Ecrasez grossièrement les petits pois avec le dos d’une fourchette.

Plongez les gnocchis dans l’eau de cuisson des petits pois et faites les cuire al dente. Egouttez-les soigneusement et remettez les dans la casserole. Arrosez-les de l’appareil à la crème et réchauffez les à feu doux environ 30 secondes, en remuant délicatement pour bien les enrober. Salez et poivrez à votre goût. Répartissez les gnocchis dans des assiettes de service chaudes, posez le jambon dessus et servez immédiatement.

NB: veillez à ne pas trop faire chauffer la sauce, l’œuf commencerait à prendre et la sauce aurait une texture grumeleuse.DSC01562

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