Archives mensuelles : avril 2014

2 ans à Toulouse

Avec un jour d’avance sur le calendrier, nous avons profité de ce dimanche de retrouvailles en famille pour célébrer les 2 ans d’Eléonore. Après un peu moins de 15 jours passés en Bretagne depuis notre arrivée de Finlande, entre famille, thalasso, oeufs de Pâques, amis et un plein de fruits de mer pour la gastronomie, Eléonore et moi sommes arrivées à Toulouse hier après-midi. Nicolas nous y attendait depuis une semaine déjà puisqu’il a commencé son secondment à l’école vétérinaire depuis mardi.

Toute la petite famille était ravie de se retrouver et Eléonore a enfin pu faire un « g’os câlin Papa » à son papounet chéri qui lui avait tant manqué. Nous avons donc pris nos quartiers dans notre « petite maison Tou’ouse » (dixit E.) pour les 3 mois qui viennent.

A défaut d’un gâteau fait maison cette année, Eléonore aura été archi gâtée niveau cadeaux: des jeux, des livres, une poupée, j’en passe et des meilleurs! Les rires ont empli la maison, malgré un temps très mitigé pour l’instant, nous prenons nos marques doucement, découvrons les abords de la résidence, retrouvons le plaisir d’aller acheter une baguette fraîche à la boulangerie du coin, bref on se refait notre petite vie à 3. En attendant le débarquement du 4ème membre de la famille…

Petit reportage en photos. L’ouverture des cadeaux :

La maison :

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Préparation au départ : acte III

DSC01794La photo pourrait se passer de commentaire. Les valises sont ouvertes depuis cet après-midi. Elles seront bouclées samedi soir. Décollage prévu dimanche matin à 6h15 (5h15 heure française, aïe…). Si tout se passe comme prévu nous devrions atteindre notre chère Bretagne et notre port d’attache dans le Morbihan dimanche en fin de journée.

Les derniers préparatifs ont suivis leur cours, toujours des « petites choses » à régler à la dernière minute comme par exemple l’assurance de la voiture que la famille nous prête gracieusement pendant notre séjour français (poke Flo&Daf 😉 ), mais grosso modo nous sommes prêts.

Après quelques frayeurs de dernière minute concernant notre logement à Toulouse, nous avons enfin officiellement un toit pour les 3 mois à venir. On va même pouvoir profiter quotidiennement de la piscine, pas mal comme plan B 🙂 Plus de news quand on y sera!

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Kela box

En Finlande, la famille est au centre de la politique sociale. Les services offerts par la sécurité sociale finlandaise aux familles avec enfants sont vraiment très avantageux. En tant que résidents finlandais, et salarié finlandais pour mon cher mari, depuis un peu plus d’un an et demi, nous en sommes les heureux bénéficiaires. Certes, nous venons d’un pays où les avantages sociaux en terme de couverture ou d’allocations sociales ne sont pas pourris non plus. Mais la Finlande nous paraît quand même assez au dessus du lot pour un certain nombre de mesures.

Depuis notre arrivée ici, nous bénéficions de la couverture du système de sécurité sociale finlandaise nommée Kela. Comme certains de ses homologues européens, le système de santé finlandais pourrait être décrit comme un système à deux vitesses. La médecine publique, dont les frais sont bien remboursés par la sécurité sociale, est réputée pour être assez lente (embouteillages notoires aux urgences hospitalières…) et parfois de moins bonne « qualité » que la médecine privée qui est plus rapide, efficace et de meilleure « qualité » (à en croire les avis des collègues finlandais de Nicolas en tous cas). La médecine privée a bien sûr l’inconvénient d’être bien plus chère, et presque pas remboursée par la sécurité sociale.

Nous avons la chance d’être en bonne santé et très rares sont les occurrences où nous avons dû nous rendre chez le médecin. A vrai dire depuis notre arrivée en juillet 2012, nous avons consulté deux fois pour Eléonore et une fois pour Nicolas. Pour Eléonore, nous avons dû consulter par deux fois un médecin du secteur privé parce que celle-ci avait eu la bonne idée de déclarer une double otite un dimanche matin… Et que pendant le week-end nous ne pouvions nous rendre au centre de PMI où Eléonore est habituellement suivie. Alors oui nous avons été très bien reçus, Eléonore a été soignée efficacement par des médecins à chaque fois aimables, agréables et compétents. Mais tout cela a un prix… Environ 100€ pour une consultation de 15 minutes. Certes au tarif weekend. Mais tout de même…

Nicolas pour sa part a consulté récemment pour une tendinite à l’épaule. Mais comme il est allé consulter un médecin (du secteur privé) dans le cadre du service médical universitaire, il a payé… rien! A part bien évidemment les médicaments délivrés sur ordonnance dont une partie seulement est prise en charge par la sécurité sociale. Nous sommes chanceux donc de ne pas avoir besoin de recourir plus que trois fois en presque deux ans au corps médical.

Parallèlement à cela, depuis que nous sommes arrivés, Eléonore est régulièrement suivie dans un service médical infantile que l’on pourrait comparer aux PMI en France. Depuis l’âge de 3 mois donc, elle a bénéficié d’un suivi régulier par une infirmière, de rendez-vous ponctuels avec un pédiatre, de vaccins, ou encore d’un suivi dentaire et ce de façon totalement gratuite! Ce suivi médical est pris en charge par la sécurité sociale à 100% jusqu’à ce que l’enfant rentre à l’école, soit environ 6 ans.

Par ailleurs en tant qu’affiliés à Kela, nous avons droit à un certain nombre d’allocations sociales. Depuis que nous sommes arrivés, Kela nous verse environ 100€ par mois pour Eléonore. Cette allocation est versée jusqu’au 17 ans de l’enfant. A cela s’ajoute l’allocation de garde à domicile qui se monte à environ 250€ par mois. Cette allocation est versée jusqu’aux 3 ans de l’enfant. Nous voilà donc déjà avec un sacré petit pactole qui tombe tous les mois et qui nous permet (entre autres) de régler la note salée du médecin privé sans verser de larmes, pour les rares fois où nous y allons.

Enfin, et j’en arrive tout doucement au titre de cet article, nous sommes également bénéficiaires d’un certain nombre d’allocations relatives à la grossesse. Bien que n’ayant jamais travaillé en Finlande, je suis éligible au congé maternité finlandais. Celui-ci est d’une durée de 3 mois (1 mois avant la naissance, 2 mois après) et durant ce congé maternité je vais toucher le montant « minimum », à savoir près de 600€ par mois. Pas dégueu déjà! Mais en plus de cela, à l’issue de mon congé maternité j’ai le droit de prendre un congé parental, d’une durée de 6 mois, et qui sera indemnisé à hauteur de 600€ par mois comme le congé maternité! Enfin, Nicolas de son côté aura également le droit de bénéficier d’un congé paternité, indemnisé par la sécurité sociale et d’une durée de 9 semaines environ. Congé parental qu’il peut décider de poser en une ou plusieurs fois, et ce jusqu’au deux ans de l’enfant. Quand on vous dit qu’on est bien lotis!

Et c’est là que j’en arrive à ma fameuse « Kela box ». Encore en plus en plus de tous ces avantages financiers, la sécurité sociale finlandaise propose aux futures mamans un service unique au monde (si si!). Lors du congé maternité, je peux choisir de recevoir une énième allocation, qui pourrait s’appeler « bourse de maternité », et qui prend la forme soit d’une allocation financière de 150€ environ, soit d’un colis maternité, aka la Kela box.

Cette fameuse boîte est en fait un colis composé d’une trentaine d’articles vestimentaires et de puériculture à destination du nouveau-né et de sa maman. Ce colis, délivré par la poste, est renouvelé tous les ans et contribue à habiller, laver et amuser bébé pendant les premiers mois de sa vie. Ainsi, l’édition 2014 de la Kela box contient (accrochez-vous, la liste est longue!) :

– une combinaison d’hiver, des moufles et des chaussons fourrés imperméables,

– un petit sac de couchage (95*95 cm)

– une combinaison molletonnée

– une « sous » combinaison en laine

– 3 bonnets ou cagoules de différentes tailles

– une paire de collants et 4 paires de chaussettes

– 7 bodys manches longues de différentes tailles

– 5 barboteuses

– 2 pyjamas

– 4 leggings

– un petit matelas (4 cm d’épaisseur), une couette, des draps

– une serviette de bain, une brosse à cheveux, une brosse à dents, un thermomètre de bain, un tube de crème hydratante, des ciseaux à ongles, une couche lavable

– 2 bavoirs

– un petit livre et un petit hochet

– (et parce qu’il ne faut pas oublier la maman) : un paquet de protections hygiéniques et 6 préservatifs.

Le tout est livré dans une boîte en carton très rigide qui peut tout à fait servir de berceau au nourrisson durant les premières semaines. Cette « baby box », offerte à toutes les futures mamans en Finlande depuis 1938, a révolutionné la politique de santé publique en terme de périnatalité. L’utilisation de ce berceau en carton a notamment permis par le passé de faire diminuer de façon drastique la mort subite du nourrisson en Finlande. L’habitude du cododo, parfois sujette à risque, a en effet largement diminué au profit de l’utilisation de ce « berceau » fourni par la sécurité sociale.

La Finlande des années 30, très pauvre, et qui voyait 65 bébés pour 1000 mourir prématurément, est ainsi passée dans le haut du classement des pays avec le taux de mortalité infantile le plus bas (3.4 pour 1000 en 2012, comme la France). Cette amélioration de la situation n’est bien évidemment pas due uniquement à cette « Kela box » mais elle y aura largement contribué. A noter aussi l’effet positif collatéral de cette mesure sur le suivi médical précoce des grossesses : l’attribution de la Kela box se faisant automatiquement seulement si la future maman a suivi une visite médicale avant son quatrième mois de grossesse.

Notre départ pour la France approchant à grands pas, j’ai un peu poussé pour recevoir de façon urgente ma Kela box. Et là encore, bénie soit la sécurité sociale finlandaise, j’ai découvert dans ma boîte aux lettres ce midi le petit papier tant attendu, me permettant d’aller récupérer ma box à la poste cet après-midi!!! Après la sieste d’Eléonore, nous nous sommes donc empressées de courir au bureau de poste chercher le « co’is maman » (dixit Eléonore) et nous avons avec émerveillement et bonheur déballer toutes ces petites affaires… en photos :

 

Pour ceux qui voudraient plus de détails, le lien (en anglais) présentant la boîte sur le site internet de Kela : Kela box

J’espère que ce (long) article sur les avantages sociaux et familiaux finlandais vous aura intéressés. Loin de nous l’idée de frimer, nous voulions juste vous faire découvrir les bonnes idées que l’on peut trouver dans des pays voisins de notre cher hexagone. Et assurément celle de la Kela box en est une. Je trouve ce concept tellement intelligent et utile que j’ai du mal à comprendre pourquoi il ne s’est pas encore répandu hors des frontières finlandaises…

 

 

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Préparation au départ : acte II

Ou l’épineux problème des billets d’avion…

Aujourd’hui un article plus informatif qu’autre chose. Parce que certains d’entre vous pourraient un jour être confrontés à la même situation, cela me semblait intéressant de vous raconter comment s’est passée la réservation de nos billets d’avion pour notre séjour en France cette année.

Sur le papier l’énoncé est simple, et le suivant: nous voulons réserver un vol aller Finlande-France le 13 avril pour deux adultes et un « bébé » (= définition selon les compagnies aériennes pour un enfant de moins de 2 ans). Puis nous voulons réserver un vol retour France-Finlande le 20 août pour deux adultes toujours, un « enfant » (=Eléonore, puisque celle-ci aura fêté son deuxième anniversaire entre temps) et un « bébé » (= numérobis, pour ceux qui ne suivent pas…).

Un « bébé » ne dispose pas d’un siège réservé, voyage donc sur les genoux de ses parents et par conséquent paie un tarif très réduit pour le vol en question. Par exemple, l’été dernier quand je suis rentrée en France accompagnée d’Eléonore, celle-ci « a payé » 13€ sur un facture totale de 363.13€ (soit un peu moins de 4%). Un « enfant », âgé de 2 à 11 ans suivant les critères de notre compagnie aérienne Finnair,  dispose d’un siège réservé et des prestations servies à bord, comme un adulte passager lambda. Ceci a un coût puisque le montant du billet « enfant » est de 92% du prix du billet adulte. Glups! Après 11 ans, mieux vaut définitivement trouver un moyen de transport vous évitant de casser votre plan-épargne-logement pour partir en vacances (à dos de chameau, à pied pour les sportifs, en traîneau pendant l’hiver…).

Etant donné notre situation familiale à géométrie variable dans les prochains mois, nous pensions bien évidemment payer nos deux billets A/R adultes (jusque là pas de surprise!), un billet aller au prix « bébé » pour Eléonore qui n’aura pas encore 2 ans, un billet retour au prix « enfant » pour Eléonore qui aura soufflé sa deuxième bougie, et un billet retour simple au prix « bébé » pour numérobis, qui explosera le record pourtant pas si tardif de vol en avion de bébé dans notre famille (Eléonore avait 7 mois quand elle volât pour la première fois!).

Mais, car il y a forcément un « mais » dans toute cette histoire vous vous en doutez, c’était sans compter sur la logique imparable des compagnies aériennes. En effet, nous avons eu la douloureuse (pour notre compte en banque) surprise de découvrir que selon une logique qui m’échappe encore aujourd’hui, un billet en aller simple (ça marche aussi pour le retour simple), coûte près de 3 fois le prix du billet A/R pour la même destination. Exemple chiffré:

– un A/R Turku-Paris pour 1 adulte : environ 330€

– un aller simple Turku-Paris pour 1 adulte : environ 1000€ (oui, 1.0.0.0 € !!!)

Ainsi, par cette logique implacable, nous nous voyions donc dans l’obligation de réserver:

– un A/R Finlande-France pour Eléonore au tarif « enfant » soit environ 300€, alors que naïvement nous pensions payer une dizaine d’euros pour l’aller, et environ 150€ (= la moitié du prix du billet A/R) pour le retour.

– ainsi qu’un billet retour simple au tarif « bébé » pour numérobis et qui coûte 80€, alors qu’un billet A/R au même tarif aurait coûté 13€…

Alors si je peux encore imaginer la raison qui pousse les compagnies aériennes à proposer des tarifs prohibitifs pour un voyage en aller simple au tarif adulte (voire enfant, puisqu’un enfant dispose d’un siège tout comme un adulte): assurance de remplir au mieux l’avion sur un trajet aller ET retour, bon admettons. Là où leur logique me perd c’est sur le tarif « bébé ». Clairement, que numérobis soit dans l’avion qui reliera Paris à Turku (via Helsinki) le 20 août prochain ne change absolument rien pour eux puisque de fait il voyagera sur mes genoux, ou sur les genoux de son père. Alors, pourquoi nous faire payer un retour simple qui coûte plus de 6 fois le prix du billet « bébé » pour un A/R???

Voilà, voilà, un calcul rapide vous aura donc permis d’estimer que la facture totale de notre séjour en France monte à 4 chiffres… Faites des gosses qu’ils disaient! Oui, mais profitez en pour partir en vacances avec eux en avion avant leurs 2 ans 🙂

EDIT :  un petit edit qui me paraît approprié au sujet de cet article, sachez que la compagnie Easy Jet accepte de faire voyager un nourrisson âgé de plus de 14 jours sans pièce d’identité personnelle (carte nationale d’identité ou passeport) sur un vol domestique (=intra-France) tant qu’il est accompagné d’un adulte pouvant justifier de son identité. Le livret de famille par exemple peut suffire. Cela est vrai jusqu’aux 16 ans de l’enfant. Et cela est vrai en tous cas jusqu’en juillet, date pour laquelle je me suis renseignée sur un vol Toulouse-Nantes. A priori, au vu des recherches que j’ai effectuées cela n’est pas vrai sur toutes les compagnies: Air France par exemple exige de produire la carte d’identité ou le passeport du mineur, quelque soit son âge, et quelque soit les conditions de vols (même s’il est accompagné d’un parent).  A bon entendeur!

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