Archives mensuelles : mai 2014

Bienvenue à la ferme!

Après une petite semaine en tête-à-tête avec Eléonore, pour cause de déplacement professionnel pour Nicolas, je rattrape le retard que nous avons sur le récit de nos aventures toulousaines.

Après un week-end entamé sur une note amicale avec la visite express de Naïma et les bons moments passés entre anciens CPI (des amis vieux de presque 13 ans, ça ne nous rajeunit pas hein?), nous profitions dimanche dernier en famille du dispositif « Bienvenue à la ferme » pour aller découvrir à deux pas de chez nous le Domaine de Candie.

Le réseau « Bienvenue à la ferme » permet de découvrir des exploitations agricoles à travers toute la France, et lors de journées portes ouvertes comme celle à laquelle nous avons participé, de découvrir des exploitants locaux, des produits régionaux ou encore des loisirs à la ferme.

Le week-end dernier, plus d’une quarantaine d’exploitants ouvraient leurs portes au public dans tout le département de la Haute-Garonne. Nous avons jeté notre dévolu sur le domaine de Candie situé juste à quelques kilomètres de chez nous. Départ dimanche vers 10 heures sous un soleil radieux et une température parfaite pour découvrir le seul château-fort de la commune de Toulouse.

C’est Monsieur Candie, seigneur de Saint-Simon, qui laisse son nom au domaine.  Le château édifié au XIème siècle est situé au cœur d’un parc de 12 hectares, et établi au bord d’un plan d’eau, environnement fort propice à une promenade des plus agréables. En plus de profiter des jardins, et notamment de la très belle roseraie, nous avons déambulé entre les stands présents. Petit exploitant bio à qui nous avons acheté une barquette de fraises des bois succulentes, jeux anciens en bois en libre accès, pigeons, lapins et autres pintades en cages exposés pour le plus grand bonheur des petits…

Et surtout « le » stand sur lequel nous avons passé le plus de temps, stand tenu par des botanistes des jardins du Muséum de Toulouse, où mon mari a pu laisser libre cours à sa passion! Eléonore a apprécié les puzzles en bois des fruits et légumes mis à disposition. De notre côté  nous avons pu tenté de reconnaître les odeurs caractéristiques de végétaux « pièges » (qui ont l’odeur de plantes aromatiques bien connues, mais qui ne sont absolument pas de la même famille) et nous avons appris que le poivron tel que nous le connaissons aujourd’hui était le fruit d’un travail de sélection horticole mené par l’homme à partir d’une variété de piment naturel.

Bref, petits et grands ont passé un très bon moment! Et pour clôturer cette sortie en beauté, nous avons profité des denrées locales proposées par les exploitants pour déguster à l’ombre des arbres du domaine un pique-nique aux saveurs locales: poulet fermier pour Eléonore, salade de magret sec, foie gras et rillettes de canard pour les grands. Un excellent moment que je vous laisse maintenant découvrir à travers quelques clichés…

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L’alchimie du jeu

Comme vous le savez depuis que vous avez lu le titre il y a environ 3 secondes, le weekend dernier se tenait au parc des expositions de Toulouse le festival « l’alchimie du jeu ».

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Merci Eléonore.

Jeux de société, de plateau, de construction, d’extérieur, de figurines, de cartes, de rôle, d’adresse et bien d’autres encore, étaient au menu de ce gigantesque évènement qui a tout de même accueilli 15 500 visiteurs cette année selon les organisateurs.

Le salon se tenait du vendredi 9 mai, 18h jusqu’au dimanche 11, 19h. Trois jours consacrés au jeu sous (presque) toutes ses formes, et pour ne rien enlever au plaisir l’entrée est libre et gratuite.

En bons amateurs de jeu que nous sommes nous n’avons pas pu résister à l’envie d’y faire un saut.

Le lieu fourmille de monde. Littéralement. Des centaines de tables et de boîtes de jeu sont mises à la disposition des joueurs qui n’ont qu’à s’installer et expérimenter de nouveaux jeux.

Ayant une enfant de deux ans à gérer nous n’avons malheureusement pas pu succomber à la tentation de prendre un jeu et de nous addonner à un de nos hobbies favoris. Eléonore, elle, a pu profiter de jouets pour enfants mis à la disposition des petits.

L’objet de cet article n’est pas tant de vous narrer nos pérégrinations dans ce temple du jeu que de vous donner envie de venir y faire un tour si un évènement du genre se produit près de chez vous. L’atmosphère du lieu est magique, conviviale et déborde de bonne humeur. Si vous vous intéressez ne serait-ce qu’un tout petit peu au jeu je vous recommande chaudement d’y faire un tour, voire d’y passer le weekend. Si vous êtes vraiment des passionnés sachez que la soirée du vendredi et du samedi se prolonge jusqu’à 1h du matin (avec de nombreux tournois pour ceux que ça intéresse).

Je conclurais avec une de mes citations préférées, qui tombe fort à propos dans cet article :

« We don’t stop playing because we grow old; we grow old because we stop playing » George Bernard Shaw.

Et comme d’habitude je vous laisse avec quelques clichés qui, je l’espère, refléteront au moins un peu la magie des lieux.

 

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African Safari

Pour occuper un 8 mai relativement ensoleillé nous avons décidé de nous faire un Safari africain. Après avoir regardé les vols Toulouse-Nairobi-Toulouse nous avons découvert avec joie qu’il y avait un Safari à 20 minutes de chez nous.

Il s’agit en vérité d’un parc zoologique dont une partie de la visite se déroule en voiture au coeur de leur réserve ou s’ébattent en quasi-liberté les grands herbivores africains sous le regard désabusé des lions, des éléphants et des girafes dans leurs enclos. Daddy au volant et Eléonore sur les genoux de maman, nous voilà partis au coeur de la brousse artificielle pour une petite balade d’une demi-heure.

Après ce joli circuit au milieu des zèbres, gnous, autruches et autres watusis nous nous sommes dirigés de façon pédestre vers la partie zoo plus classique (i.e. avec des animaux en cages et des sales gosses qui leur jettent des trucs à manger malgré les panneaux interdisant clairement cette pratique et des parents qui ne disent rien).

En bonus nous avons pu assister à un spectacle d’otaries et un spectacle d’oiseaux. En général ce sont les attractions que je préfère dans les parcs zoologiques. D’abord parce que les animaux qui y participent semblent plus épanouis que ceux qui passent leur temps en cage mais aussi parce que c’est souvent l’occasion d’apprendre de nouvelles choses sur des animaux qu’on connaît peu ou prou. Le spectacle d’otaries était bien. Je trouve toujours émouvant la relation que les dresseurs entretiennent avec leurs protégés et je continue de m’émerveiller comme un enfant devant l’intelligence et la grâce de ces mammifères. Eléonore a semblé apprécier le spectacle si on en juge par ses applaudissements rythmés et ses exclamations à base de « encore ! ».

Le spectacle d’oiseaux (je ne dis volontairement pas « fauconnerie » et vous allez comprendre pourquoi) était pour le moins décevant. D’abord et surtout parce que le « spectacle » ne met en scène que quatre oiseaux dont trois perroquets ! Alors oui les perroquets c’est joli mais moi ça ne m’émeut pas (les émeus non plus d’ailleurs). Ils se sont contentés d’effectuer un ballet régulier entre les différents perchoirs répartis sur l’aire de vol. Mouais… Ensuite est arrivée une lueur d’espoir avec l’entrée en scène d’un rapace :  une buse de Harris. L’animal est plutôt joli et, de fait, peu connu mais après ses quelques passages au dessus de nos têtes (elle est littéralement passée à une vingtaine de centimètres au dessus de ma tête) on nous annonce la fin du show… et on reste cruellement sur notre faim. Alors c’est vrai, peut-être que les spectacles du zoo de La Flèche et de la Bourbansais avaient mis la barre très haut et marqué nos esprits avec les accrobaties aériennes du milan noir attrapant sa nourriture en vol et les piqués fulgurants du faucon sacre. Donc légère déception.

Au final ce spectacle était un peu à l’image du zoo : de qualité médiocre. La partie safari était vraiment sympa (on n’a malheureusement pas de photo à vous montrer) mais le reste du parc était très nettement en dessous de ce qu’on a pu voir ailleurs, et on sait de quoi on parle avec 6 ou 7 parcs zoologiques à notre actif ces 3 dernières années et dans 4 pays différents. Peu d’animaux, des cages parfois ridiculement petites (celle des chimpanzés est à vous fendre le coeur), des points de vue pas toujours bien pensés et une ferme pour enfant non-interactive. Mais le principal reste que nous avons passé une excellente après-midi avec une adorable petite fille qui a adoré voir des « mamimaux » et ça, ça n’a pas de prix.

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J’aime – J’aime pô (Nico)

Puisque mon épouse a eu la très bonne idée de repiquer une très bonne idée je me suis dit que j’avais moi aussi le droit de reprendre ses bonnes idées. Et puis ça me fait une occasion de plus pour lui montrer à quel point elle m’inspire au quotidien.

J’aime pô :

  •  La radio. C’est vrai que sorti des émissions scientifiques, de la musique classique et du rock/hard rock/métal la radio ne m’intéresse pas tellement. Alors forcément quand je me prends du Virgin Radio 6 heures par jour au labo… ça me fait du mal. Je ne me lancerai pas dans une critique vénéneuse sur la programmation musicale qui frôle le lavage de cerveau ni sur les animateurs radio qui semblent s’être lancés dans un concours de celui qui placera le plus de fois le mot « Virgin Radio » lors de ses -trop nombreuses- interventions… non je ne ferai pas ça car ce serait une attitude franchement élitiste.
  • La vie en appart’ hôtel. Comprenons-nous bien, je ne critique pas le logement en lui-même. Il est fonctionnel, spacieux et propre. Ce qui lui fait terriblement défaut c’est une âme. Un petit quelque chose qui fait qu’on se sent chez soi. A Wageningen nous vivions dans la maison d’un couple de quinquagénaires qui habitaient le plus gros de l’année à Manchester (UK). C’était leur maison et ils revenaient y vivre de temps à autres. On pouvait voir leurs livres, leurs décorations, leur jardin et d’une certaine façon découvrir et partager un peu de leur vie. Je garde d’excellents souvenirs de cette maison parce qu’elle était vivante. Ici c’est un peu la maison de tout le monde et donc de personne. La déco est fade lorsqu’elle est existante, le mobilier est neutre, tout est trop propre, asseptisé, et j’ai toute les peines du monde à me sentir chez moi.
  • Le poids des démarches administratives engendrées par ce déplacement professionnel. Cécile vous a mentionné l’écueil de la sécurité sociale mais il y en a bien d’autres. Trouver l’appartement soi-même, se faire rembourser le loyer par une institution qui est quand même assez près de ses sous, changer d’opérateur téléphonique, l’assurance de la voiture, prendre une assurance responsabilité civile, s’enregistrer auprès des services administratifs de l’école vétérinaire de Toulouse, faire venir un technicien informatique pour avoir un poste informatique fonctionnel dans mon bureau… et encore nous sommes français. Je plains déjà ma collègue finlandaise Marica lorsqu’elle prendra ma place ici en septembre.
  • Le vent d’Autan, localement connu sous le sobriquet de « vent des fous ». Ses insupportables rafales peuvent souffler pendant des jours entiers. Il porte bien son nom parce qu’il rend vraiment dingue tant il souffle fort et sans discontinuer. Je préfère 100 fois un jour de pluie à un jour de vent d’Autan.

J’aime :

  • L’accent toulousain ! Mon accent français préféré, putaing con!
  • Travailler en parasitologie. Ca change radicalement de la chimie analytique. Pour illustrer le changement de façon simple et imagée je vous dirais qu’à Turku j’analysais des millilitres voire des microlitres d’extraits végétaux dans une machine ultramoderne et qu’à Toulouse je vais à la bergerie, je récupère du caca de mouton manu militari depuis le rectum de l’animal et je retourne au labo pour compter les oeufs de parasite au microscope. N’allez pas en déduire que je prends du plaisir à faire des touchers rectaux aux ovins, je vous garantis que ce n’est pas très marrant à faire, surtout de bon matin. Aucun accident de gant n’est à déplorer jusqu’à présent. Je touche du bois.
  • Retrouver le plaisir des goûts de France. Baguette, boudin noir, huître, coquille Saint-Jacques, fromage, galette, cidre… et j’en oublie forcément.
  • Savoir que je vais aller manger au Bibent, la Brasserie de Monsieur Christian Constant, place du Capitole.

 

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J’aime – J’aime pas

Sur une idée de Marjoliemaman, blogueuse que je suis assidûment, une liste des « j’aime-j’aime pas » depuis notre retour en France et notre installation temporaire à Toulouse.

J’aime pas :

  • les gens qui roulent vite +++ Est-ce spécifique à la région toulousaine? Est-ce que nous sommes trop habitués aux routes finlandaises où il faut bien le dire il n’y a pas grand monde?…
  • justement le monde, la foule, les gens dans les magasins, dans les rues du centre-ville de Toulouse, ou dans les couloirs de la clinique. C’est sûr ça nous change, notre vie en Finlande n’a probablement pas amélioré notre legère (hum hum) tendance à l’agoraphobie.
  • l’environnement très urbanisé. Toulouse est la quatrième ville la plus peuplée de France avec près de 450.000 habitants. Nous habitons toujours sur la commune de Toulouse mais déjà à plusieurs kilomètres du centre-ville et notre quartier pourrait vraiment s’assimiler à un petit « village » à part entière avec la place de l’église et ses petits commerces. Les abords directs de notre résidence ne sont pas désagréables en soi. Mais où qu’on porte le regard à plusieurs kilomètres à la ronde, on ne rencontre que barres d’immeuble, zones commerciales, périphériques, immenses ensembles de bureaux…
  • la « paranoïa » de retour. Qui nous pousse à rentrer la poussette dans la maison pour la nuit, fermer à clé quand on sort de chez nous… Cela pourra vous paraître bizarre mais en Finlande nous avons complètement perdu ce genre d’habitudes au quotidien. Certains de nos invités ont été surpris de voir que nous ne fermions jamais notre porte d’entrée à clés, même quand je vais faire les courses ou que je sors avec Eléonore pour une heure ou deux. Notre quartier en Finlande est très résidentiel, calme, et franchement depuis que nous sommes arrivés c’était comme une évidence. Tout comme les matins de froid, nous pouvons sans aucune crainte laisser la voiture tourner, moteur allumé, pendant une dizaine de minutes le temps de dégivrer, sur le parking situé à 30 mètres de chez nous, et sans avoir la voiture en vue. Notre voiture était même restée dévérouillée sur ce même parking pendant 4 semaines l’été dernier pendant nos vacances en France (poke mon mari 😉 ) et nous l’avions retrouvé à sa place. Je vous rassure, quand nous avons quitté notre maison pour les 4 mois à venir nous avons tout même verouillé la porte d’entrée.
  • le casse-tête administratif qui vient de commencer avec la prise en charge du suivi de la fin de ma grossesse à la clinique ici. Nous pensions pourtant avoir tout fait pour anticiper les choses et faciliter la situation avant de partir de Finlande. Se rendre compte que finalement tout cela n’a servi à rien et que tout est à refaire est légèrement frustant et décourageant… Du temps, de l’énergie, du stress en vue 😦

J’aime (pour finir sur une note positive!) :

  • la gentillesse des gens ici. Le premier jour de notre arrivée à Toulouse, nous avons croisé le chemin de personnes vraiment sympathiques. Lors de notre première balade dominicale à la base de loisirs de la Ramée juste à côté de chez nous, entre une gentille dame qui nous a abordé pour faire un brin de causette sur la météo entre autres (comme quoi il n’y a pas qu’en Bretagne que les gens sont passionnés par ce sujet), et un couple qui nous a offert des pâtisseries sur le chemin du retour, on s’est senti accueillis plutôt chaleureusement!
  • la boulangerie (et donc la baguette fraîche) à portée de poussette tous les matins. Eléonore est réellement devenue accro au « pain-baguette »,  le retour en Finlande s’annonce difficile…
  • le plaisir retrouvé de faire le marché, même au tout petit marché de Saint Simon le mercredi matin. En ce moment on se rue avec délice sur les fraises, miam!
  • le soleil qui a brillé ce we et les températures estivales pour nous résidents en Finlande (à savoir au dessus de 20°C pour nous c’est l’été 🙂 ). Bon depuis hier la grisaille et la bruine ont fait leur retour, on se croirait en Bretagne!… Mais le soleil devrait rapidement revenir. Bientôt je suis sûre que l’on se plaindra de la chaleur toulousaine.
  • le fait d’être plus proche des amis et de la famille, avec de bons week-end et des vacances animées en perspective.

 

 

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