Archives mensuelles : novembre 2014

Satoi lunta

Les photos datent d’il y a exactement une semaine, mais je ne résiste pas au plaisir de partager quelques clichés de la neige tombée en fin de semaine dernière. Eléonore, qui attendait l’évènement depuis déjà un moment, a profité de l’enceinte du leikkipaikka pour faire quelques descentes de luge. Malheureusement les températures sont redevenues positives faisant fondre petit à petit ce beau manteau blanc…

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Quelques impressions sur le Japon

Je reviens sur cette vaste source d’inspiration que fut mon voyage au Japon. Vous vous doutiez bien qu’une telle expérience méritait un peu plus qu’un post avec une poignée de photos. Cette fois-ci je ne vais pas vous parler de mon voyage en lui-même mais plutôt de ce que j’ai ressenti, découvert et appris lors de ce choc culturel sans précédent dans ma petite histoire.

Mettons les choses au clair : j’aimais le Japon avant même d’y aller. Comme je vous le disais sa culture populaire a bercé mon enfance et mon adolescence comme aucune autre, faisant de moi aujourd’hui un grand amateur de jeux vidéo et de mangas (deux caractéristiques suffisantes pour me coller une étiquette « geek » sur le front). Mais mon imprégnation nippone s’étend bien au-delà de ces deux média. Pour moult raisons que je serais bien en peine d’expliquer avec des mots je ressens un attrait et un respect profond pour ce pays, son peuple et sa culture. Pour le dire autrement, si on me donnait le choix de ne visiter qu’un seul pays étranger dans ma vie je n’hésiterais pas une seule seconde et je choisirais le pays du soleil levant.

Voilà pour le contexte. Je pense qu’il était important, avant de commencer cet article, d’établir la totale partialité de l’auteur quant au sujet traité.

L’idée de cet article c’est de vous parler de ces choses qui ont marqué mon esprit occidental, de ces choses que j’ai pu voir et qui m’ont choqué ou qui ont tout simplement bousculé mes préjugés.

1/ La propreté. Est une des premières impressions qui m’a frappé dès mon arrivée à Nagoya. Les rues, les espaces publics, les trottoirs, les stations de métro, tout est propre. Impossible de trouver ne serait-ce qu’un mégot dans la rue. Il semblerait d’une part que la municipalité emploie du personnel à cet effet mais je pense aussi d’autre part que les japonais cultivent un sens très poussé de la propreté, sens qui prend très certainement ses racines dans les préceptes bouddhistes (80% de la population est bouddhiste – ndla). Ainsi le citoyen moyen ne jette-t-il pas ses détritus dans la rue, le commerçant balaie consciencieusement devant son échoppe et tout ce petit monde fonctionne en parfaite harmonie pour réduire la durée de vie d’un déchet au sol à quelques courtes minutes. De façon remarquablement paradoxale il n’est pas toujours facile de trouver une poubelle. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de devoir mettre mes vieux emballages dans mes poches faute de trouver un contenant prévu à cet effet dans les couloirs du métro ou encore la rue.

2/ Le Tabac. Là encore le Japon nous offre un brillant paradoxe. Il y a deux trois choses à savoir à propos du tabagisme au Japon. La première est que fumer est autorisé à l’intérieur des bars et restaurants… ce qui laisserait penser que le Japon a adopté une politique plutôt permissive vis-à-vis du tabac. Mais parallèlement il est interdit de fumer en marchant dans la rue… ce qui passerait en France comme un affront absolu (et inconcevable) à ce qui reste de liberté aux fumeurs. Mais alors comment font-ils ces nippons ? Et bien ils disposent de « smoking areas » disposées çà et là devant les magasins, les gares, les bureaux, etc… Ce sont tout simplement des zones indiquées par des panneaux et disposant de cendriers où les fumeurs se regroupent pour s’adonner à leur plaisir sans incommoder les passants. Notez cependant que les décrets limitant le tabac dans les rues ne sont pas nationaux mais préfectoraux et s’appliquent donc seulement à certaines provinces. Quelques chiffres intéressants pour conclure : environ 40% des hommes et 10% des femmes fument au Japon (données OMS, 2006), ce qui en fait un des plus gros pays consommateur de cigarettes au monde (classé 12ème d’après Wikipédia).

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Smoking area

3/ L’obésité. Après plusieurs jours à scruter la foule comme un entomologiste observe des fourmis, une chose surprenante m’est apparue : les japonais ne sont pas gros. Dès lors que ce constat avait germé dans mon esprit je poussais mon observation pour m’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une fausse impression. Impossible de trouver des personnes en surpoids dans la foule dense que je côtoyais quotidiennement. Il m’arriva bien sûr d’en croiser occasionnellement au cours de la semaine mais je n’exagèrerais pas en disant que je pourrais les compter sur les doigts de mes mains. Internet confirma que mon expérience n’était pas un biais de l’esprit : d’après les critères de l’OMS (IMC ≥ 25 kg/m2) le Japon possède le taux d’obésité le plus bas parmi les pays membres de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques), soit 23,3% de la population des plus de 15 ans (à titre comparatif la France se situe à 49,3% alors que les USA culminent à 66,7% – ndla). (source : WHO global infobase – https://apps.who.int/infobase/CountryProfiles.aspx). Les japonais sont donc exceptionnellement minces pour un peuple industrialisé. Leur secret réside-t-il dans leurs aliments eux-mêmes ou bien dans leurs habitudes alimentaires ou est-ce leur hygiène de vie qui est particulière ? Peut-être un peu des trois

4/ La politesse. Il faut être japonais pour comprendre toutes les subtilités de la politesse et de l’étiquette nippone. Je ne vais pas vous faire un traité sur les formules de politesse, de salutations ou sur les innombrables marques de respect que le japonais utilisent dans leurs conversations quotidiennes, tout simplement parce que je n’en connais pas un dixième. Cependant, ma courte et modeste expérience à Nagoya m’aura appris ceci : les japonais sont des gens aimables et courtois. Que ce soit les serveurs au restaurant, les scientifiques avec qui j’ai discuté ou les vendeurs dans les magasins (ces trois catégories représentant environ 99% de la population avec qui j’ai interagi…) j’ai toujours eu à faire à des interlocuteurs humbles et souriants. Presque obséquieux. Je ne dirais pas que c’était une énorme surprise mais je ne m’attendais pas à autant d’hospitalité de la part d’un peuple qu’on dit volontiers xénophobe et renfermé sur lui-même. Et bien sûr, comme dans beaucoup de pays je suppose, vous aurez droit à un petit bonus de sympathie si vous essayer de parler quelques mots de japonais.

Il y aurait bien d’autres choses à ajouter à cette liste non exhaustive mais j’ai préféré ne parler que de ce qui m’avait vraiment marqué. J’aurais pu parler de ces japonais qui portent des masques faciaux pour éviter d’être malade (ou de contaminer les autres), des moulages en plastique hyper-réalistes des plats dans les vitrines des restaurants, du faible niveau d’anglais de la population en général ou encore de leur attrait démesuré pour la France. Mais ce post vient d’atteindre les 1110 mots d’après le compteur alors je pense qu’il est temps de le conclure et de vous dire à bientôt.

じゃ、またね.

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4 mois

Déjà le quatrième moisiversaire de notre petit chat, notre bibouyou, notre ouistiti, notre bébé koala… que de petits noms, tirés essentiellement du champ lexical animalier je m’en rends compte maintenant, pour notre « petit » Gabriel qui a aujourd’hui 4 mois!

Gabriel se porte toujours comme un charme. A voir ses bonnes joues (et son double menton), ses plis aux cuisses (et son ventre rebondi), il continue à profiter du lait de sa maman pour bien grandir et grossir. Pas de mensurations aujourd’hui désolée, sa visite médicale du 4ème mois ayant lieu la semaine prochaine seulement. Mais pour les curieux que vous êtes promis, je ferai un édit la semaine prochaine 🙂

Côté croissance donc tout va très bien, côté développement psychomoteur aussi. Gabriel est maintenant capable de bien attraper les jouets qu’on lui tend de ses petites mains potelées. Il continue à sucer ses doigts ou à essayer de mettre son poing dans sa totalité dans sa petite bouche… mais n’a toujours pas trouvé son pouce (ô désespoir!). Conséquence de cette nouvelle motricité il est désormais capable de rester de plus en plus longtemps allongé sur son tapis d’éveil ou dans sa chaise haute (quoique, sa chaise haute est un peu en désamour ces derniers jours… il hurle et se contorsionne jusqu’à ce que je vienne l’en libérer) avec des petits jouets qu’il porte bien évidemment sans relâche à la bouche.

Il commence aussi (doucement) à vouloir se retourner, ou plus exactement à se mettre sur le côté. Une fois ses dodues jambes levées à 90° il bascule maintenant sur le côté, avec une prédilection pour le côté droit. Une fois ou deux il a même réussi à se retrouver sur le ventre! Il s’agit maintenant de réussir à décoincer son bras droit de sous son gros bidon afin d’éviter de rester coincé la tête dans le tapis…

Toujours couvé, câliné, « étouffé » même par sa grande soeur, il commence à montrer son caractère et à affirmer ses envies. Eléonore se fait donc régulièrement aggriper et tirer les cheveux par son frère. Pour l’instant ça la fait beaucoup rire. M’est avis que ça ne va pas durer… Et puis monsieur Gabriel sait aussi montrer ses envies à grands renforts de cris : « je veux être dans les bras », « je ne veux pas être dans ma chaise haute » (sic), « je déteste être dans mon cosy dans la voiture même pour 10 malheureuses petites minutes »…

Un bébé qui grandit donc et qui tous les jours s’éloigne du nourrisson qu’il était quand nous sommes rentrés en Finlande après l’été. Les séances de bébés-nageurs sont l’occasion de barboter et de réapprendre le réflexe d’apnée: premier plongeon réalisé sans trucage et avec succès dimanche dernier! Les séances de teatteri et de cirque sont également maintenant de plus en plus dignes d’intérêt pour mon petit bonhomme qui observe tout ce qui l’entoure avec de grands yeux. Bref, ça pousse, ça pousse!

 

Edit du jour: Gabriel continue de tutoyer les cimes (des courbes de croissance) avec les mensurations suivantes: 7.410 kg pour 65 centimètres. Tout le reste de l’examen médical est parfait et je dois souligner que mon fils a été de très bonne composition! Notre rendez-vous étant à 13 heures (soit pile au début de sa grosse sieste de l’après-midi) Gabriel s’était sans surprise endormi comme une masse dans la voiture. Au moment du déshabillage il s’est bien évidemment réveillé, en râlant un peu pour la forme, mais seulement quelques secondes après il abreuvait et la pédiatre, et l’infirmière et la « petite » étudiante (enfin petite scandinave blonde aux yeux bleus de 1.80m…) de grands sourires charmeurs 🙂 Prochaine visite avant les vacances de Noël avec cette fois-ci piquouzes dans les dodues cuisses de mon poupon pour cause de rappel de vaccins.

 

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Anticiper. Hiérarchiser. Revoir ses exigences.

Cela fera bientôt trois mois que nous sommes rentrés chez nous. Maintenant que nous avons pris nos marques il me semble que c’est le bon moment pour faire un premier bilan de cette nouvelle vie à 4.

Les premières semaines après la naissance de Gabriel furent assez fatiguantes. L’arrivée d’un enfant est forcément synonyme d’énergie dépensée, d’un peu de (bon) stress et, surtout, de sommeil en moins. Mais il faut également reconnaître que le premier mois après la naissance de notre garçon a été plutôt chargé : traverser la France avec un nourrisson de quelques jours ne peut pas vraiment être appelé une sinécure. Organiser un double baptême (même si nous avons eu toute l’aide nécessaire de nos familles) demande un peu de temps. Se préoccuper de formalités administratives telles qu’obtenir un passeport pour un nouveau-né est quand même source d’un peu de stress. Enfin boucler nos valises pour reprendre l’avion et retourner en Finlande avec deux enfants âgés de 2 ans et des poussières pour l’une et de 1 mois pour l’autre n’est pas forcément de tout repos.

Cela étant, je me dis aussi que nous avons eu de la chance de vivre ces premières semaines à 4 entourés de nos familles et de nos amis. Toujours une paire de bras pour bercer Gabriel, toujours un tonton-parrain, des cousins ou des cousines pour jouer et occuper Eléonore, pas de courses à faire, pas de repas à cuisiner, pas de ménage à faire… Finalement ça ressemblait un peu à des vacances à l’hôtel 😉 Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, il a bien fallu nous en retourner chez nous et affronter le quotidien de cette nouvelle vie trépidante.

Donc : Anticiper. Hiérarchiser. Revoir ses exigences. Ce triptyque pourrait être mon mantra depuis notre retour ici. Il faut admettre que le passage de 3 à 4 est plus source de changements que je ne l’imaginais. Pas tant sur la fatigue physique, non ça je trouve qu’on encaisse plutôt bien. Pas non plus sur l’équilibre familial, même si chacun doit retrouver petit à petit une place. Je trouve que pour le moment Eléonore a endossé sans grosses difficultés son rôle de grande soeur, tandis que nous nous efforçons avec super Daddy d’assurer notre rôle de parents sans pour autant oublier notre couple. Non, LE grand bouleversement pour moi, c’est la relativité du temps! Installés dans un petit quotidien bien huilé, avec une grande fille de 2 ans qui est calée sur des horaires de lever, de sieste et de coucher bien déterminés, qui commence à s’occuper toute seule et est de plus en autonome dans les tâches quotidiennes (genre manger ou s’habiller) les journées étaient rythmées certes, mais chacun pouvait trouver du temps pour s’occuper d’Eléonore, tout en se ménageant du temps à deux, ou du temps à soi.

Aujourd’hui clairement, les journées de 24 heures ne sont pas assez longues… Avec deux enfants, mathématiquement on double le temps de « travail parental ». Quand l’un s’occupe de donner le bain à Gabriel, l’autre joue avec Eléonore. Quand l’un supervise le dîner familial, l’autre berce Gabriel pour qu’il s’endorme. Vous avez compris le principe. Cela dit, ne nous plaignons pas trop, car pour l’instant (fingers crossed!) les siestes de mes deux enfants sont calées relativement en même temps. Ce qui fait qu’en début d’après-midi j’ai un peu de temps tranquille pour pouvoir faire autre chose que changer des couches, jouer aux dominos, ou nourrir un enfant. Même si, ne vous méprenez pas, j’aime ça!

Anticiper.

J’ai toujours eu un faible pour les « to-do-list ». J’en ai d’ailleurs déjà fait l’apologie ici. Depuis la naissance de Gabriel, ma propension à tout lister et à prévoir ne s’est pas arrangée… En plus de la liste des menus de la semaine établis à l’avance ou de la liste de courses, j’ai maintenant pris l’habitude tous les soirs une fois que les enfants sont couchés, d’écrire au tableau noir de la cuisine la liste des choses à faire le lendemain. Lessive, cuisine, récupérer un colis à la poste, tout y passe. Si ça peut parfois être un peu déprimant de se rendre compte la veille au soir que la journée du lendemain ne sera pas assez longue pour tout faire, j’y trouve tout de même un petit côté réjouissant à chaque fois que je raye un des items.

En ce qui concerne la cuisine, j’anticipe plus que jamais sur la préparation des repas. J’étais déjà adepte de profiter du temps de sieste d’Eléonore pour préparer le repas du soir afin de n’avoir qu’à le faire réchauffer avant de passer à table. Cela me permettait d’avoir du temps rien qu’à moi pendant que super Daddy donnait le bain à Eléonore avant de passer à table. Bon, maintenant avec Gabriel à gérer ce n’est plus forcément le cas, mais d’avoir préparé le dîner à l’avance me permet au moins de ne pas avoir à laisser mon fils hurler pendant je coupe des légumes ou que je fais revenir des oignons.

Idem pour les repas d’Eléonore. Autant le soir Eléonore mange, en règle générale, comme nous, ce qui simplifie les menus et donc la préparation. Autant le midi, je me prépare un menu à base de crudités ou autres restes (voir point suivant). Et Eléonore, les crudités, c’est pas son truc. Le midi c’est donc purée de légumes et protéines diverses et variées. Je prépare toujours ses purées à l’avance, souvent le soir après le dîner, ou parfois le matin quand j’ai un créneau, et j’en prépare suffisamment pour trois déjeuners. Tant pis si le menu ne change pas pendant 3 jours…

Niveau cuisine enfin, nous avons depuis peu adopté le fonctionnement « bento » pour le midi. Que ce soit au travail pour super Daddy (qui amenait déjà sa boîte, c’est juste le contenant qui est plus joli!) mais aussi à la maison pour moi. Car au final je me suis rendue compte qu’avoir mon bento préparé la veille (encore une fois en règle générale après le dîner) et prêt à déguster, ça m’évite de 1. manger toujours la même chose par manque de temps pour préparer quelque chose d’un peu élaboré, et 2. de m’agacer quand à 12h15 j’ai faim, qu’il faut faire manger Eléonore qui chouine car elle aussi a faim, et que Gabriel hurle parce que j’ai eu l’indécence de le poser 45 secondes sur son tapis d’éveil afin de pouvoir disposer de mes deux mains pour faire une vinaigrette…

Hiérarchiser.

La deuxième chose que j’ai apprise en rejoignant le monde merveilleux des multipares, c’est de donner un ordre de priorité aux tâches à effectuer… On ne va pas se mentir, dans la grande majorité des cas, les enfants passent en premier. Il m’arrive certes de dire à Eléonore de s’occuper toute seule, ce qu’elle arrive au fur et à mesure à faire de mieux en mieux. A 2 ans et demi, on tient le bon bout! Ou bien de laisser Gabriel râler (= euphémisme pour hurler à pleins poumons) dans sa chaise haute ou sur son tapis pendant quelques minutes pour finir ce que j’étais en train de faire. Mais il faut admettre qu’ils ne sont pas encore à un âge où ils sont capables de s’occuper très longtemps sans requérir l’attention maternelle/paternelle. Encore quelques mois et on espère bien voir la situation s’améliorer, un des avantages d’avoir des enfants rapprochés!

Durant leurs temps d’éveil, il me faut donc apprendre à délaisser cuisine, ménage, sans parler de mes loisirs personnels (mouarff un livre, la bonne blague!…) pour bercer, faire un puzzle, câliner, emboîter deux duplos, changer une couche ou lire un livre (mais à base de Petit Ours Brun, sniff…). Moi qui fonctionnais suivant un planning hebdomadaire bien huilé de courses, ménage, et autres tâches ménagères, je dois me rendre à l’évidence : il est maintenant hors de question d’avoir deux heures de tranquilité devant moi pour faire le grand ménage complet dans toute la maison.

En plus de hiérarchiser, j’ai donc appris à morceler et à minuter. Nettoyer les sanitaires en bas = 8 minutes. Passer un coup de balai dans la cuisine après le repas (l’aspirateur n’étant désormais de sortie qu’une fois par semaine, et encore les bonnes semaines…) = 2 minutes. Changer les draps du lit d’Eléonore = 5 minutes. Prendre ma douche (sans shampouiner, faut pas rêver!) = 3 minutes. L’oeil sur la montre, je slalomme donc entre les siestes, les temps de jeux calmes, et les épisodes de POB (toujours lui) pour tenter de rayer les uns après les autres les items de mes chères to-do-lists. Et de conserver une apparence décente…

Mais ne vous inquiétez pas trop pour moi. Hiérarchiser veut certes dire qu’entre donner le bain et donner un coup de serpillère, c’est le bébé qui gagne. Qu’entre jouer pour la douxième fois consécutive au memory et actualiser mon fil Facebook, c’est ma fille qui gagne (la partie aussi…). Et qu’entre préparer à manger pour le soir et étendre la lessive, c’est le dîner qui gagne (hérédité familiale, on ne plaisante pas avec la bouffe!). Mais cela veut aussi dire parfois, qu’entre nettoyer la salle de bains et regarder un épisode de Downton Abbey, c’est la famille Grantham qui gagne 😉

Revoir ses exigences.

Ce qui m’amène par une satisfaisante transition au dernier point de cet article. Revoir ses exigences. Je pense que vous aurez compris qu’il s’agit de les revoir à la baisse… Etant un « peu » (whaaaat?) maniaque de nature, exigeante envers moi-même, et « control freak » sur les bords (re-whaaaat?), l’arrivée d’un deuxième enfant m’a fait me remettre en question sur les aspects strictement matériels de notre petite vie. Alors certes, ma maison est certainement moins propre qu’avant. Certes, j’innove moins en cuisine ces derniers temps et je sélectionne plutôt des recettes rapides à éxécuter. Certes, j’ai moins de temps pour bouquiner et pour m’occuper de moi. Certes je suis parfois moins disponible pour envoyer des mails ou skyper, mea culpa.

Mais dans l’ensemble, je trouve qu’on s’en sort finalement pas mal. Je tâche d’être là au mieux pour famille et amis. Les bouquins m’attendent sagement sur mon étagère en prenant un peu la poussière. J’arrive quand même à tester deux-trois nouveautés en cuisine et à publier quelques recettes dans la catégorie « gastronomie » de ce blog. L’aspirateur est un peu délaissé et la serpillère n’est pas passée aussi souvent qu’avant. Mais au final, mes enfants n’en sont pas moins heureux (et leur immunité me dit merci! gloups…), mon mari n’a pas encore déposé de plainte à non-exécution de tâches ménagères, et je me réjouis tous les jours d’être la plus heureuse des mamans au foyer de mes deux merveilleux enfants 🙂

Un dernier mot, revoir ses exigences ça veut aussi dire : accepter que cet article ait été commencé il y a un mois et demi pour n’être publié qu’aujourd’hui 🙂

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