Archives mensuelles : janvier 2015

Un jour ordinaire à la maison

6:00 G. rejoint le lit parental pour la dernière tétée de la nuit (ou la première de la journée suivant de quel point de vue on se place…).

6:49 E. pleure et appelle « Maaaaman »… perte de souricette ainsi qu’un étrange « j’ai maaaaal à la main » (gné?). Un tour de berceuse plus tard, silence radio… mais pour combien de temps?

7:10 Superdaddy file sous la douche.

7:20 je m’extraie discrètement du lit pour descendre préparer le petit-dèj.

7:42 E. appelle… ma tasse de thé va encore une fois refroidir indéfiniment sur la table de la cuisine.

7:48 G. se réveille pendant que Superdaddy gère le porridge de la grande tout en se brossant les dents.

7:51 Superdaddy quitte la maison. La journée avec les monstres commence.

8:20 Maman et enfants ont fini leur petit-déjeuner. Les petits jouent pendant que je débarasse la table et fais la vaisselle.

8:21 G. râle car E. s’évertue à lui ôter des mains tout ce qu’il réussit à attraper… E. râle car G. lui tire les cheveux… Merveilleux enfants!

8:45 pause tétée pour G. tandis qu’E. passe 10 minutes sur le pot, armée de livres, de son camion en plastique, de son train en bois… j’entends la chasse d’eau, pourvu que ce ne soit pas un carnage!

9:07 première crise de « non, non, non », hurlements, roulade par terre, jeté de bras et de jambes en tous sens. Le tout fesse-nues par notre naturiste en chef qui ne s’est pas rhabillée depuis l’épisode du pot.

10:12 les légumes pour la purée du midi sont en train de cuire, E. est habillée, la lessive est étendue, j’ai réussi à me doucher entre deux hurlements. Nous nous équipons pour aller au leikkipaikka: collants, sous-pull, sous-combinaison, grosses chaussettes, combinaison, moufles, cagoule, bottes… Ordinary day in Finland!

10:28 E. est au leikkipaikka, G. dans son lit et moi je me prépare une tasse de thé (chaud cette fois-ci) tout en découpant les légumes pour le risotto de ce soir.

11:23 G. émerge gentiment dans son lit mais pas le temps de lambiner, ce matin il neige/pleut en continu, on file chercher E. avant qu’elle n’attrappe une pneumonie.

11:45 E. regarde ses sacro-saints épisodes de « Shaun the sheep » avant le déjeuner, G. joue sur son tapis et je commence à manger en paix.

12:32 le déjeuner est fini pour les filles, G. a le droit d’avoir les fesses propres avant sa tétée-déjeuner. Puis il daigne royalement ouvrir la bouche pour 1 cuillerée et demie de purée de courgettes (en prenant soin de recracher les 4/5 sur son bavoir…).

13:01 vaisselle / ramping sous la table de cuisine / duplos / coloriages / rangement de la cuisine / grignotage de tout jouet à portée de petites mains potelées : Attribuez chacune de ces activités aux membres de la famille présents dans la maison.

14:00 les deux enfants sont à la sieste, ouf! Je finis de cuisiner mon risotto et je m’installe enfin dans le canapé avec mon bouquin et ma troisième tasse de thé de la journée (et un carré de chocolat noir) (et un petit biscuit) (ben quoi, encore une demie-journée à tenir!).

14:42 G. pleure… je grimpe l’escalier 4 à 4 avant qu’il ne réveille sa soeur.

14:43 petit câlin pour tenter de le rendormir.

14:45 en vain…

14:50 allongés sur le lit parental, G. s’est rendormi au sein. Tiens, et si je faisais une petite sieste moi aussi?

15:45 E. nous réveille, fin de la sieste pour tout le monde!

16:12 G. avale trois cuillerées de bouillie d’avoine d’un air dégouté. La diversification, s’pas gagné!

16:30 après le goûter: duplos, dînette, autocollants, petit train, etc…

17:08 je monte avec G. pendant qu’E. reste jouer à la dînette dans le salon. Dix minutes de gym en body-couche sur le lit pour mon petit crapahuteur tandis que le sauna chauffe la salle d’eau avant le bain.

17:32 G. est lavé, il rejoint sa soeur sous la douche, je coupe l’eau, les deux se serrent dans la petite baignoire en plastique qui déborde.

17:35 j’extraie G. qui serait bien resté encore se les geler dans l’eau tiédasse et savonneuse.

17:52 G. vient de s’endormir pendant que sa soeur continue à mariner.

18:00 Superdaddy rentre du travail alors que je lis une histoire à miss E. en peignoir dans sa chambre.

18:38 G. se réveille, on prépare la table, les bols de soupe chauffent au micro-ondes, E. nous extorque encore des « petits épisodes » (5 minutes de tranquilité à cette heure-là, ça n’a pas de prix).

18:43 E. hurle car elle ne veut pas venir manger mais elle veut encore un épisode… autant pour la tranquilité!

19:15 le dîner est fini pour les trois plus grands, je monte donner la tétée à G. pendant que Superdaddy se tape la vaisselle. E. campe sur le pot pour la troisième fois de la journée, cette enfant a un transit de compétition…

19:30 ça joue, ça crie, ça s’excite… les parents essaient désespérement de calmer le jeu tout en tentant de maintenir une conversation sensée entre deux adultes, entrecoupée toutes les 3 secondes par « pourquoi? » « gniiiinn » « cest de quoi « on » parle làààààà? » « ouinnn »

20:08 après les pleurs et la crise habituelle d’E. sur le thème « encore 5 minutes et après on va au dodo », tout le monde monte. Brossage de dents, couches de nuit, histoire du soir, berceuse, câlins, extinction des feux.

20:21 Superdaddy s’y colle pour G. qui pleure. Moi je remonte voir E. qui veut un câlin, un bisou, un verre d’eau, « j’ai mal aux dents » et enfin le désormais mythique « j’arrive pas à trouver mon sommeil » (bah essaie un peu au moins!!!) alors que je n’ai même pas encore fermé le porte de sa chambre…

20:37 G. continue de râler et E. se remet ses peluches musicales.

20:43 G. hurle. Superdaddy remonte pour le calmer.

20:51 G. râle. Dans les bras de Superdaddy. Silence radio chez E.

20:55 je monte pour remplacer Superdaddy.

20:56 G. tète…

21:08 G. s’est endormi, repu, transfert dans son lit réussi, je redescends à pas de loup.

21:09 la soirée des parents commence enfin.

« Bon, ben on va se coucher? »

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Risotto au citron et aux courgettes

DSC02682De prime abord j’étais un peu sceptique sur l’association des goûts, et finalement le parfum fruité et acidulé du citron réhausse à merveille la saveur discrète des courgettes. Régalez-vous!

 

 

Ingrédients

1.25 L de bouillon de légumes ou de bouillon de volaille chaud, 2 càs d’huile d’olive, 1 oignon émincé, 360 g de riz arborio, 3 càc de zeste de citron râpé, 2 càs de jus de citron, 350 g de courgettes coupées en dés, 2 càs de persil plat frais ciselé, 50 g de parmesan râpé, sel, poivre

Versez le bouillon dans une grande casserole, portez à ébullition puis baissez le feu; couvrez et maintenez à frémissement léger. Faites chauffer l’huile dans une sauteuse, faites-y fondre l’oignon 5 minutes à feu moyen. Réduisez le feu, ajoutez le riz et laissez cuire 1 minute en remuant. Mouillez avec une louche de bouillon chaud et remuez jusqu’à ce que tout le liquide soit absorbé. Répétez l’opération plusieurs fois en remuant sans cesse. Avec la dernière louche de bouillon ajoutez les courgettes. Incorporez ensuite la moitié du zeste de citron et le jus de citron. Continuez la cuisson à feu doux 5 minutes, jusqu’à ce que le risotto soit tendre. Salez et poivrez puis incorporez le persil et la moitié du parmesan. Servez puis parsemez du reste de zeste de citron et du parmesan.

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6 mois

Comme je le disais ici, le mois écoulé a été riche en progrès moteurs pour Gabriel! Après le retournement dos/ventre maîtrisé en un jour, ce petit garçon débordant d’énergie est passé à l’attaque et dépense désormais une bonne partie de cette énergie à se mouvoir. Par tous les moyens possibles.

Depuis plusieurs semaines déjà il se met à 4 pattes et fait de petits « bonds » comme une grenouille. Depuis quelques jours ça y est il rampe! A la force des bras il se tracte et malgré une technique assez particulière resssemblant presque à une sorte de crawl (mais sur terre…) il arrive très bien à se déplacer. Avec en ligne de mire un jouet, un pied de table (ou un pied humain d’ailleurs) ou encore le plus-merveilleux-non-jouet-de-la-création (j’ai nommé le marchepied en plastique Ikea qui permet à sa soeur de se laver les dents sans se mettre sur la pointe des pieds…) il traverse les pièces avec une célérité qui augmente de jour en jour.

Evidemment, il n’a de cesse de vouloir attraper tous les jouets auxquels Eléonore joue. Propulsé par ses petits pieds potelés, et à grands renforts de cris stridents. Cris redoublés puisque, évidemment, sa soeur n’a de cesse de lui retirer des mains tout ce qu’il est en mesure d’attraper…

Depuis le week-end dernier notre bébé est officiellement diversifié. La purée de carottes n’a pas l’air de lui déplaire, cela dit après deux jours de ce régime il a déjà l’air de se lasser un peu. Faut dire que la purée de carottes-carottes (100% quoi!) ce n’est pas des plus fameux, essayez! On va donc tâcher d’améliorer le quotidien de ce petit bonhomme en introduisant petit à petit pommes de terre, poireaux, et autres légumes de saison. Les compotes également ne devraient pas tarder. Une chose est sûre, les croûtons de pain et les petits morceaux de brie qu’il mange (enfin suce plutôt, sans dents c’est pas évident!) depuis quelques jours ont l’air, eux, de faire l’unanimité.

Pour fêter dignement les 6 mois du roudoudou, nous nous apprêtons à retraverser pour la deuxième fois de notre vie le cercle polaire arctique. Dans 11 jours direction Rovaniemi, capitale de la Laponie finlandaise. A nous chalet perdu au bord d’un lac gelé, chiens de traîneau et village du Père Noël! Le tout en bonne compagnie puisque nous partagerons ce séjour avec le parrain chéri d’Eléonore et tata Fanny 🙂

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Pizza maison

Parce qu’il est encore trop tôt pour se préoccuper des kilos post-fêtes (et post-grossesse…) (mais on y viendra!) (si, si…), aujourd’hui c’est pizza maison. Pour une première tentative j’ai trouvé une bonne recette: simple, facile à exécuter et efficace avec à l’arrivée ce bon goût de pâte à pain. Slurp!

Ingrédients (pour 2 pizzas de 20 centimètres de diamètre environ)

300 g de farine, 2 à 3 càs d’huile d’olive, 1/2 càc de sel, 20 cl d’eau tiède, 12 g de levure fraîche ou 8 g de levure de boulanger instantanée

Délayer la levure (fraîche ou instantanée) dans la moitié des 20 cl d’eau tiède pour faire le levain. Mettre la farine, le sel et l’huile d’olive dans un robot. Mettre le robot en route et ajouter petit à petit le reste d’eau puis le levain. Une fois la pâte bien formée, sortez la du robot, pétrissez quelques minutes sur un plan de travail fariné pour former une belle boule et laisser reposer dans un saladier recouvert d’un torchon humide, dans un endroit tiède et pendant 1 heure minimum. Vous pouvez laisser reposer la pâte plus longtemps, 48 voire 72 heures, elle n’en sera que meilleure.

J’ai dû adapter un peu la quantité d’eau et en ajouter car ma pâte n’était au départ pas assez fluide. Puis j’ai dû rajouter un peu de farine car elle collait trop… Bref, les quantités exactes peuvent différer un peu de la recette. Vous pouvez très bien pétrir cette pâte entièrement à la main. Ou vous pouvez également la réaliser en machine à pain avec le programme pétrissage seul (à ce moment là sortez la pâte dès la fin du pétrissage, sans attendre la fin du programme qui comporte une première levée), c’est ce que je ferai la prochaine fois!

Reprendre la pâte en la pétrissant quelques minutes sur un plan de travail bien fariné. Séparer en deux parties égales. Etaler au rouleau à pâtisserie et déposer sur une plaque. Garnir puis enfourner dans un four préchauffé à 225°C. Cuisson à surveiller, de l’ordre de 6-7 minutes.

Pour la garniture, laissez parler votre imagination et régalez-vous!

Buon appetito 🙂

 

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Déformation professionnelle

Si je devais donner un de mes traits de caractère que je considère (au moins partiellement) comme une déformation professionnelle je dirais qu’il s’agit du goût, voire de l’obsession pour l’exactitude, surtout lorsqu’elle touche au domaine des sciences naturelles.

Je ne supporte pas l’à-peu-près, j’honnis les généralisations à tout-va, et les imprécisions m’agacent.

Permettez donc chers lecteurs et chères lectrices de me servir de ce billet comme d’un exutoire pour crier tout le désespoir qui me gagne lorsque j’entends dire que ceci est un pingouin :

Ceci n’est pas un pingouin. Ceci est un manchot. Un manchot empereur si vous voulez être exacts mais je n’en demande pas tant.

Pourquoi cela me révolte ? Eh bien parce que 1/ c’est à peu près aussi erroné que d’appeler un tigre un lion et 2/ que c’est très injuste pour le pingouin qui est effectivement un animal et qui ne bénéficie pas du centième de la popularité du manchot.

Je trouve cette confusion taxonomique d’autant plus perturbante qu’elle est paradoxale. Car si en effet elle est de même nature que la confusion entre un dromadaire et un chameau, tout le monde (environ) a déjà vu un chameau et un dromadaire et sait les différencier. Mais je vais m’aventurer en conjecture et prendre le pari que vous n’avez jamais vu une image de pingouin de votre vie. On donne donc à un animal le nom d’un autre animal bien réel mais dont on ne connaît rien et qu’on ne saurait même pas reconnaître si on en voyait un. Etrange non ?

Alors pour votre culture général et surtout pour les enfants (oui, vous, vous êtes foutus mais eux peuvent encore être sauvés) un pingouin c’est ça :

alca torda flightalca torda standing

Le petit pingouin ou Alca torda, dans sa dénomination systématique, est le dernier représentant vivant du genre Alca.

Je vais maintenant cesser de vous traiter d’ignares (vous ne l’étiez peut-être pas après tout) et nous allons passer à la phase où on apprend des trucs.

Il y a deux questions qu’il est intéressant de se poser maintenant :

  • Pourquoi confond-on allègrement ces deux animaux ?
  • Comment les différencier ?

La réponse à la première question se situe à plusieurs niveaux. Le premier niveau est d’ordre linguistique et concerne plus particulièrement nos voisins. Car en effet en anglais (mais aussi en italien, en espagnol, en allemand, etc…) ce que nous appelons manchot s’appelle penguin ou pinguino ou pinguin… bref vous avez compris. Cette source de confusion explique en grande partie selon moi que l’on retrouve cette erreur de façon massive dans les supports audio-visuels tels que les dessins animés (Breaking News ! Pingu serait en fait un manchot !) ou encore les livres pour enfants (ce que je trouve encore plus révoltant soit dit en passant). On ne peut en effet pas blâmer les traducteurs pour leur méconnaissance de l’ornithologie. C’est vrai que c’est tentant de traduire penguin par pingouin… mais c’est une erreur. (Si vous vous posez la question sachez que pingouin se dit razorbill en anglais).

La deuxième source de confusion vient probablement d’une certaine… toute relative… approximative ressemblance morphologique. OK, ce sont deux oiseaux marins à dominante noir et blanc… mais ça s’arrête là. Bon, je joue la mauvaise foi car en réalité la confusion vient d’une espèce disparue : le grand pingouin (Pinguinus impennis, anciennement Alca impennis) :

pinguinus impennis great auk

Exterminé par l’homme au milieu du XIXe siècle cet oiseau ressemblait assez spectaculairement à un manchot. Ce fut alors le premier oiseau à être baptisé penguin en anglais et pingouin en français. Les anglais ont ensuite changé le nom en great auk lorsque le nom de penguin fut attribué aux manchots qui furent découverts et nommés bien plus tard par les civilisations occidentales. Pour une raison étrange le français a fait exactement l’inverse en conservant le nom de pingouin pour le genre Alca et en créant le nom de manchot pour les sphéniscidés

Maintenant que nous avons compris l’origine de cette confusion voyons ensemble quelques éléments qui nous permettrons d’éviter de la reproduire.

Une toute petite définition avant de commencer : le terme manchot regroupe les espèces d’oiseaux de la famille des sphéniscidés, c’est-à-dire les manchots et les gorfous (aussi appelés manchots à aigrette). Pour votre gouverne, un gorfou ça ressemble à ça :

gorfou des Snares

Eudyptes robustus – Gorfou des Snares

Il existe deux critères très simples qui différencient les manchots des pingouins.

  1. CONTRAIREMENT AUX PINGOUINS LES MANCHOTS SONT INCAPABLES DE VOLER. Ce critère à lui seul suffit à faire la différence et si vous ne deviez en retenir qu’un, retenez celui-là. En effet au fil de quelques milions d’années d’évolution les ailes des sphéniscidés se sont adaptées à la nage, devenant ainsi beaucoup plus proches de nageoires que d’ailes et, ce faisant, ont perdu les caracteristiques anatomiques nécessaires au vol. Ces ailes-nageoires, combinées à d’autres adaptations morphologiques de l’animal, font des manchots d’excellents nageurs, capables de pointes de vitesse à 30 km/h et de plongées à plus de 500 m de profondeur pendant plusieurs minutes. Les pingouins eux aussi sont d’excellents nageurs et se nourissent du fruit de leur pêche sous-marine mais n’ont pas besoin de plonger aussi profond que les manchots pour se nourir.
  2. LES MANCHOTS HABITENT L’HÉMISPHÈRE SUD ET LES PINGOUINS L’HÈMISPHÈRE NORD. Contrairement à une idée reçue, les manchots n’habitent pas exclusivement en Antarctique. On en retrouve par exemple en Afrique du Sud, en Nouvelle-Zélande, au Pérou, aux Galapagos, au Chili, en Argentine, etc… En revanche l’habitat naturel du petit pingouin se limite exclusivement à l’Atlantique Nord. Ils nichent le plus souvent sur des falaises rocheuses et on peut en observer des côtes marocaines jusqu’à l’Islande pour l’Atlantique Est, et du nord des USA jusqu’au Groenland pour l’Atlantique Ouest. Il est intéressant de noter que si certaines espèces de manchots sont menacées d’extinctions ce n’est pas le cas du petit pingouin. Cependant les experts ont noté une forte diminution de la population de petits pingouins en France dont les dernières (irréductibles) colonies peuvent être observées… je vous le donne en mille : en Bretagne. Ceci fait que même si la population d’Alca torda est stable au niveau globale l’espèce est considérée en danger critique sur le territoire français.

Les mots sont plus que de simples outils de communications, ils façonnent notre pensée et peuvent changer nos représentations du monde. Les mots « pingouin » et « manchots » sont un bon exemple de ce phénomène car en apprenant et en comprenant ce que ce sont ces oiseaux vous les verrez dorénavant avec un œil nouveau, tout comme apprendre à reconnaître les arbres a changé ma façon de voir une forêt, un paysage. De la différence naît la richesse, et apprendre, comprendre ce qui différencie deux choses (ou deux êtres) c’est reconnaître cette richesse.

Maintenant que vous savez vous n’avez plus d’excuses.

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