First Sunday of fall

Picnic, swimming in the lake, chasing gulls, catching leaves falling from the yellow turning trees, picking shells and making ricochets… what a gorgeous Sunday!

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Kindergartner

Ou la rentrée à J+4… Depuis jeudi dernier donc, notre miss Eléonore a fait sa toute première rentrée à l’école américaine publique de Lansing. Après un peu plus de 5 ans passés à la maison avec maman et les petits frères, il était plus que temps me direz-vous.

Et bien je vous répondrais qu’il était temps. Point. La vie nous a amené tout d’abord en Finlande où, certes Eléonore avait passé presque 2 ans à fréquenter le leikkipaikka pendant 1 ou 2 heures tous les matins. Mais en Finlande, comme aux USA, l’école publique élémentaire ouvre ses portes aux enfants qui ont atteint l’âge de 5 ans, pas avant. Eléonore avait donc passé la majeure partie de son temps à la maison avec moi, puis avec son petit frère, et enfin avec ses deux petits frères. 

En réalité si nous étions restés vivre en France jamais je ne me serais posé la question de son âge lors de la rentrée à l’école. Elle aurait commencé la petite section à 3 ans plus ou moins des brouettes, comme tout le monde, et roulez jeunesse! Grâce à notre expatriation nous découvrons des modes de vie différents. Et à l’aune de ces découvertes je me sens chanceuse d’avoir eu la possibilité de garder Eléonore à la maison pendant ces 5 années. D’avoir savourer cette liberté sans contraintes d’horaires et d’emplois du temps. D’avoir tous les jours vu grandir ma petite fleur sauvage, de l’avoir vue s’épanouir sous différentes latitudes et dans différents langages. De lui avoir donné assez de confiance en elle pour la sentir mûre, prête à prendre son envol dans ce nouveau pan de sa vie sans avoir jamais eu peur que ce soit difficile.

Cela étant, même confiante et sûre de ses capacités à gérer ce grand changement, vous dire que mon coeur se gonfle de fierté quand je la vois courir et grimper dans le school bus tous les matins sans un regard en arrière serait même un peu en dessous de la réalité. Alors il y aura sans doute des jours où elle traînera la patte, des matins où elle aura du mal à sortir de son lit, des soirs où elle rentrera en faisant la tête. Mais pour le moment, la voir attraper son sac à dos trop large pour ses frêles épaules et se précipiter vers l’école comme à la fête est un plaisir que je ne boude pas. Vole vers la vie ma douce, et croque la à pleines dents!

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Some days to remember

Beaucoup de choses se sont passées en une semaine : j’ai survolé l’Atlantique deux fois, le soleil a projété l’ombre de la lune sur mon visage (ainsi que sur une bonne partie du continent Américain), la Finlande a mis ses drapeaux en berne en réponse à la folie humaine et un diplôme m’a été remis.

Commençons donc logiquement par la fin.

Presque 5 ans jour pour jour après avoir débuté mes travaux de recherche dans le groupe de recherche du professeur Salminen me voilà récompensé par le diplôme de Docteur en Philosophie (plus connu sous le nom de PhD en anglais). J’ai soutenu ma thèse le vendredi 18 août à midi, devant public et face à mon opponent (sorte d’examinateur): le professeur Garry Waghorn, venu spécialement de Nouvelle-Zélande pour l’occasion. La soutenance s’est très bien passée et ce fut un moment fort agréable comme en témoignent les sourires sur les photos. La troisième photo en dit long sur le caractère de ce bonhomme de 67 ans. En dehors de la soutenance j’ai eu l’occasion de passer beaucoup de temps avec Garry lors de nos petits déjeuner, apéros et autres convivialités (dûs au fait que nous résidions dans le même hôtel) et je dois dire que je ne regrette pas de l’avoir choisi comme opponent. Car en plus d’être un spécialiste dans son domaine  (certains l’appellent légende vivante) il est un personnage hors du commun, débordant d’humour et d’anecdotes croustillantes collectées au cours de sa vie.

Après la soutenance la tradition veut que le nouveau docteur organise un dîner en l’honneur de l’opponent (et éventuellement pour célébrer son succès). En finnois cette soirée s’appelle karonkka.

Mon karonkka était donc prévu pour 19h dans un restaurant du centre-ville de Turku. Et c’est là que les choses ont commencé à devenir un peu surréalistes. Vers 17h je remonte dans ma chambre après avoir passé une heure de détente (méritée) dans la piscine de l’hôtel et en jetant un oeil à mon téléphone je vois un déluge de messages qui m’apprennent qu’un homme vient de poignarder des passants sur la place du marché. Les informations officielles sont alors très parcellaires, les informations non-officielles (Twitter, Facebook) sont complètement folles. On ne sait pas s’il s’agit d’une attaque isolée, d’un acte terroriste, s’il y a plusieurs agresseurs. Les seules informations que la police laisse filtrer est : le suspect a été appréhendé ; évitez le centre-ville jusqu’à nouvel ordre. Sans parler du choc de savoir que le drame s’est déroulé dans une ville que j’ai toujours considérée comme un havre de paix (à fortiori sur la place sur laquelle je me trouvais la veille), cette nouvelle vient sévèrement perturber le déroulement de la soirée à venir. Vers 19h cependant, la police fait une annonce : le centre-ville est sûr. S’ensuit quelques discussions avec mes hôtes pour savoir si tout le monde se sent prêt à aller au restaurant (situé à une centaine de mètres de la place du marché). Après quelques hésitations la confiance dans les forces de police locales finit de dissiper les dernières réticences de certains, et c’est avec seulement trois quarts d’heure de retard que le soirée démarre.

Même si cet événement a peut-être pesé dans les esprits de certains convives ce ne fut pas mon cas et j’ai passé une excellente soirée (pas de photos pour l’instant malheureusement, mais je pense en récupérer bientôt).

Et c’est donc dimanche matin que j’entamai mon retour vers l’Amérique, via Helsinki, Stockholm puis New York city. N’ayant pas trouvé de moyen de transport pour Ithaca le dimanche soir j’ai dû prendre une nuit d’hôtel à Manhattan. Mon bus pour Ithaca ne partant qu’à 17h le lundi cela me laissait plusieurs heures pour silloner Big Apple. Les astres s’étaient très litérallement alignés pour rendre cette visite mémorable puisque j’ai pu observer l’éclipse depuis Central Park (que j’arpentais pour la première fois de ma vie). Ne disposant que de quelques heures à Manhattan j’avais décidé de me limiter à une visite de Central Park (il me fallait de toute façon une bonne demi-heure de marche pour m’y rendre). Les dimensions du parc dépassent très largement l’image mentale que je m’en étaits construite. Avec ses 4km de long sur presque 1km de large il faut un bout de temps pour en faire le tour à pieds. J’avais du temps, une bouteille d’eau, le soleil sur ma nuque et l’esprit léger, aussi avais-je décidé d’y errer au gré de mes envies, sans autre but que celui d’être émerveillé. Lorsque l’éclipse a démarré je commençais tout juste mon retour vers l’hôtel. N’ayant pas pu me procurer de dispositif pour observer le phénomène sans brûler mes rétines je me suis contenté de solliciter les passants pour emprunter leur lunettes pendant quelques secondes. J’ai ainsi voleté de groupes en groupes, échangeant quelques mots avec les autochtones dans Central Park et le long de la 8ème avenue.

Alors que ce soit bien clair, Manhattan ressemble pour moi un peu à l’enfer. Y circuler à pieds est pénible car vous ne pouvez pas faire 100 mètres sans devoir vous arrêter à un passage piéton. Je n’y ai pas circulé en voiture mais cette simple idée me donne envie de m’ouvrir les veines avec une feuille de papier. L’odeur y est par endroit insupportable et la ville semble perpétuellement en travaux tant il y a d’échaffaudages. Mais au milieu il y a ce joyau qu’est Central Park. Le parc a ceci de génial qu’il est fait pour les gens. Ce n’est pas un jardin botanique où la moitié des pelouses sont interdites. A part dans certaines zones boisées qui servent de refuge pour les animaux tout le parc est à disposition des citadins : les rochers, les petits chemins cachés, vous pouvez aller partout, explorer, vous perdre. J’y ai passé un moment magique que l’éclipse a rendu encore plus inoubliable.

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Ithaca Firefighters Kids Day

Pendant que Super Daddy fait un séjour express en Finlande pour cause de soutenance de thèse, je continue de profiter des nombreuses activités offertes par la communauté d’Ithaca avec les enfants.

Parmi lesquelles, un évènement coché de longue date dans mon calendrier. Ce samedi matin les pompiers professionnels d’Ithaca organisait pour la 24ème année consécutive leur « Kids Day ». Au programme: un tour dans les camions, maniement d’extincteur et de lance à incendie…

Bref les images parlent d’elles même et nul doute que les enfants se souviendront longtemps de cette matinée!

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Taughannock falls

Lors de notre précédente sortie au parc de Taughannock, nous avions seulement profité du lac (et des jeux) pour une fin d’après midi entre amis, sans même nous arrêter en cours de route au point de vue qui surplombe les chutes du même nom. Sautant sur l’occasion d’une visite de la famille nous avons réparé cette erreur en faisant la très facile « randonnée » qui mène jusqu’au pied de la cascade.

Avec ses 215 pieds de haut (un peu plus de 65 mètres) cette cascade est plus haute que les fameuses chutes du Niagara. Et il faut avouer que le panorama vaut bien la petite heure de marche (allure de poussette et d’enfants qui crapahutent partout!) que nous a coûté cette balade.

La région d’Ithaca doit ses nombreuses gorges et cascades à des glaciers qui, en se retirant il y a quelques 12000 ans, ont forgé ce paysage de profondes gorges au fond desquelles coulent les rivières donnant naissance à Cayuga Lake. La beauté de la nature est présente partout ici et nous apprécions la chance que nous avons de vivre dans un tel environnement!

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